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Victoires syndicales

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Cette semaine a été marquée par deux retentissantes victoires syndicales. Le gouvernement Couillard met quasiment Uber à la porte de la province et n’a plus d’appétit pour octroyer un pouvoir de décret aux villes. Pendant ce temps, le PQ se prépare pour une autre course à la chefferie. 

Le top 3 de la semaine

1. Uber écrasé
Photo Le Journal de Québec, Simon Clark

«Uber, arrêtez de vous plaindre et quittez le Québec!»

Net, frette, sec. C’était la réaction du boss des Métallos, à la suite du dépôt du projet de loi sur l’industrie du taxi.

Le gouvernement Couillard veut tuer Uber avec un lance-roquette.

Il embrasse – encore – le statu quo et donne raison à la puissante centrale syndicale qui a les moyens de virer le Québec à l’envers.

Les libéraux se sont écrasés devant l’intimidation de la rue, confirmant ainsi, une fois de plus, que si vous êtes organisé, vous pouvez faire plier le gouvernement à votre guise.

Dans sa mollesse et son manque d’audace, ce parti jadis pro-compétition adhère à une vision socialisante de cette économie de partage qu’il y a «lutte des classes sur le web».

Les «moyens de production» sont dématérialisés.

Nous vivons une véritable révolution du capitalisme. Et Québec a la prétention de vouloir enrayer le mouvement.

Dans les locaux syndicaux, buvez votre champagne rapidement, car Uber n’était que l’hirondelle qui annonçait le printemps.

2. Coiteux patineur olympique
Photo Le Journal de Québec, Simon Clark

Mais quelle séance de patinage artistique de Martin Coiteux en point de presse cette semaine!

Des triples boucles piquées et des arabesques à en être étourdi!

Une diarrhée de mots pour ne rien dire. Et surtout ne jamais dire que le gouvernement refusera de donner aux villes le pouvoir de décréter les conditions de travail de ses employés. Violant ainsi une promesse faite aux bouillants Coderre et Labeaume.

On ne reconnaît plus Martin Coiteux.

On dirait qu’il a été kidnappé par des extraterrestres et qu’il nous a été renvoyé en douce après un lavage de cerveau total et complet.

Les syndiqués municipaux sont clairs: ils vont virer le Québec à l’envers si les villes peuvent décréter.

Régis Labeaume, lui, réussit à contrôler ses ardeurs. Mais pour combien de temps?

3. PQ académie
Photo Agence QMI, Stéphane Grégoire

Nous y voici pour une autre saison de la série PQ Académie.

Cette saison – imprévue – ne s’annonce pas très émoustillante.

Avec d’abord Véronique Hivon. Gentille, peut-être trop, elle prône à ce jour un discours «tarte aux pommes» de consensus tout pour tous.

On aimerait la voir un peu plus «lionne» sans toutefois qu’elle saute à la gorge de son vis-à-vis Alexandre Cloutier.

Le PQ vit une grossesse non désirée.

Avec les contractions et les douleurs de l’enfantement qui viendront avec.

Souhaitons que les Drainville et Lisée se lancent.

Malgré leurs egos un brin surdimensionnés, ils ont le mérite de causer des beaux malaises.

Mais peu importe l’issue de la série, tant qu’il n’aura pas l’audace de remettre en question la nécessité d’une indépendance «de gauche», le PQ risque d’être condamné à un lent déclin.