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Deux heures de pur bonheur

Antoine Bélanger et Marianne Fiset brillent dans l’opéra La bohème, à l’affiche au Grand Théâtre

Le ténor Antoine Bélanger et la soprano Marianne Fiset offrent une performance 
remar­quable et exceptionnelle dans les rôles de Rodolfo et Mimi dans l’opéra 
La bohème, présenté, demain, jeudi et samedi, au Grand-Théâtre de Québec.
Photo annie t. Roussel Le ténor Antoine Bélanger et la soprano Marianne Fiset offrent une performance remar­quable et exceptionnelle dans les rôles de Rodolfo et Mimi dans l’opéra La bohème, présenté, demain, jeudi et samedi, au Grand-Théâtre de Québec.

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La bohème est un des opéras phares de l’art lyrique en raison de son accessibilité et de l’universa­lité des thèmes abordés. La production de l’Opéra de Québec, à l’affiche jusqu’à samedi, au Grand Théâtre de Québec, c’est deux heures de bonheur. Une réussite sur toute la ligne.

Les voix sont de qualité, le jeu est juste, il y a de beaux moments de mise en scène et l’Orchestre symphonique de Québec, dirigé par Giuseppe Pietraroia, livre avec brio les nuances et les couleurs musicales de cet opéra de Puccini.

La bohème, c’est l’histoire d’un poète, d’un peintre, d’un musicien et d’un philosophe qui sont pauvres et qui vivent dans une sorte de bonheur fragile dans une mansarde insalubre de Paris.

L’arrivée de la fleuriste Mimi, qui a besoin de feu pour rallumer une bougie, bouleversera à tout jamais la vie du poète Rodolfo. Il tombera amoureux de cette femme à la santé fragile, tandis que le peintre Marcello tentera de renouer avec la frivole Musetta.

Antoine Bélanger et Marianne Fiset, qui jouent Rodolfo et Mimi pour une troisième fois, offrent une performance de haut niveau. On les sent très complices et ils sont beaux à voir sur les planches.

La soprano originaire de Saint-Augustin-de-Desmaures offre une performance vocale sans faille et Antoine Bélanger, que l’on a vu dans La Traviata et dans Madama Butterfly, livre sa prestation la plus affirmée, à l’Opéra de Québec, avec un Rodolfo amoureux, sensible et bouleversant.

Phillip Addis se distingue aussi vocalement et par son jeu dans le rôle du peintre Marcello et la soprano Hélène Guilmette interprète, pour la première fois, une Musetta à la belle prestance.

Chargé d’émotions

La force de La bohème réside dans une histoire qui est universelle, la musicalité de l’œuvre, des airs qui coulent et qui ne sont jamais arides, et ce, dans quatre actes très diversifiés.

Il y a de la comédie, de belles scènes de groupe bien chorégraphiées, un troisième acte qui frise la perfection et des airs connus avec le Che gelida manina! chanté par Antoine Bélanger (Rodolfo) et le Quando m’en vo soletta, livré par Hélène Guilmette (Musetta).

La scène finale, où Rodolfo constate le décès de Mimi, est puissante, frissonnante et chargée d’émotions.

Une œuvre qui conclut de bien belle façon cette 32e saison de l’Opéra de Québec.

  • La bohème est présenté en version originale italienne avec surtitres français, demain, jeudi et samedi au Grand Théâtre de Québec.