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Daoust attend des réponses

Le ministre des Transports, Jacques Daoust
Photo Le Journal de Québec, Simon Clark Le ministre des Transports, Jacques Daoust

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Jacques Daoust attend des réponses de sa sous-ministre quant aux allégations entourant le ministère des Transports.

«J'ai rencontré la sous-ministre avec mon chef de cabinet. On aimerait savoir où ça s'en va. Je n'ai pas encore reçu de réponse», a déclaré, mercredi, le successeur de Robert Poëti à la sortie du conseil des ministres. Plus tôt en journée, M. Daoust avait déclaré avoir remis des documents à l'UPAQ, notamment un rapport commandé à une ancienne policière, Annie Trudel, par son prédécesseur.

M. Daoust a souligné qu'il entend se garder à distance de la sous-ministre Dominique Savoie. «Je me garde à distance parce que la personne en charge de l'administration d'un ministère, c'est la sous-ministre. Elle doit rendre des comptes, c'est sa responsabilité.»

Cette histoire d'intimidation, de contrats fractionnés et de manoeuvres douteuses au ministère des Transports a eu l'effet d'une bombe à l'Assemblée nationale. Les partis d'opposition se sont rués sur le gouvernement Couillard lui reprochant d'avoir retiré Robert Poëti du ministère des Transports pour le faire taire.

«Une personne qui dénonce des irrégularités, on peut l'écouter, l'appuyer ou on peut la faire taire (...) Les révélations de L'actualité démontrent que, sous les libéraux, quand on essaie d'en savoir plus sur les contrats, on se fait tasser», a accusé M. Gaudreault qui a dit n'avoir rien constaté de suspect, pendant de son court règne de 18 mois à la tête du ministère des Transports.

L'accusation a été reprise par le chef de la CAQ François Legault. «Le député de Marguerite-Bourgeois (Robert Poëti) voulait se débarrasser de ce système de comptabilité («opaque»). Il n'a pas eu le temps de le faire: il a été mis de côté par le premier ministre», a dit M. Legault.

Philippe Couillard a plaidé avoir pris connaissance de ces allégations en prenant son petit-déjeuner hier matin. «Je veux réprouver fortement les insinuations de mon collègue. Ça n'a rien à voir (...) Un remaniement fait en janvier pour des raisons qui n'ont rien à voir avec les compétences (...) C'est une insulte à mon endroit», s'est défendu M. Couillard.

Passage de la lettre de Poëti à Daoust

«J'aimerais bien m'assurer que mes préoccupations, autant sur le plan éthique, administratif ou criminel soient bien transmises et vérifiées.»

«Avant le remaniement, j'avais demandé plusieurs réponses à des questions précises à la sous-ministre, madame Dominique Savoie, mais je suis obligé d'admettre qu'elle ne m'est jamais revenue avec des réponses et a étiré le temps à outrance. Néanmoins, le temps lui aura donné raison.»

«Plusieurs questions demeurent sans réponses et il s'avère nécessaire, entre autres, de mettre en place une réorganisation telle que j'avais demandée.»

Ce qu'ils ont dit

J'ai rencontré mon prédécesseur qui m'avait parlé de ses préoccupations face à certains comportements administratifs. On a colligé les documents qui avaient été produits par la personne qui a fait les enquêtes et on a transmis tout ça à l'UPAC.»
— Jacques Daoust, ministre des Transports

«J'ai eu certaines inquiétudes et j'ai demandé aux gens de s'en occuper.»
— Robert Poëti, ex-ministre des Transports

«Quant à l'aspect potentiellement criminel, l'UPAC a été saisie de tous les documents produits.»
— Philippe Couillard, premier ministre du Québec

«Le ministère des Transports est le plus gros donneur d'ouvrage au Québec.»
— Dominique Savoie, sous-ministre des Transports

«Plus de 5600 employés du MTQ ont été formées pour détecter des situations de collusion et de fraude.»
— Dominique Savoie, sous-ministre des transports