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La sous-ministre des Transports sur le grill

Dominique Savoie contredit les déclarations de l'ex-ministre Robert Poeti

Dominique Savoie
Photo Le Journal de Québec, Simon Clark La sous-ministre des Transports, Dominique Savoie.

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La sous-ministre des Transports, Dominique Savoie, nie en bloc que des allégations de manoeuvres douteuses aient eu cours à son ministère, mais la Vérificatrice générale se saisira du dossier.

«On a rien à cacher, si la Vérificatrice générale décide de venir on va collaborer», a promis Mme Savoie, au sortir d'une commission parlementaire où elle a été soumise à un interrogatoire de trois heures de la part de députés de tous les partis représentés au Parlement.

L'histoire émane de trois documents: un article publié par L'actualité, un rapport interne du ministère des Transports (MTQ) révélant que des professionnels en conformité des processus (PCP) avaient produit quantité de rapports non conformes et une enquête commandée à une ancienne policière par l'ex-ministre Robert Poeti, dont le résutat a été remis à l'UPAC.

L'actualité rapporte que des PCP se sont plaints d'avoir fait l'objet d'intimidation de la part de leurs supérieurs, que des contrats ont été fractionnés et qu'un système de comptabilité opaque permettait de dissimuler les dépassements de coûts sur des contrats. Dominique Savoie a indiqué qu'une vérification interne avait révélé qu'il n'y avait pas eu d'intimidation. «Les 14 PCP nous ont dit qu'ils n'étaient pas victimes de menace (et) je n'ai pas eu connaissance de fractionnement de contrat.»

Quant à cette «comptabilité opaque», Mme Savoie a expliqué qu'il existait au MTQ plusieurs systèmes de suivi des contrats «qui ne renferment pas les mêmes informations». Ces systèmes contiennent des données sur l'évolution des projets en cours, ce qui explique des variations dans les montants qui y sont inscrits, a-t-elle signifié.

Robert Poeti a perdu le portefeuille du MTQ lors du remaniement ministériel de janvier. Dans une lettre remise le 27 avril à son successeur Jacques Daoust, M. Poeti faisait part de ses inquiétudes quant aux procédés utilisés au MTQ et qu'il avait posé plusieurs questions à la sous-ministre avant de quitter. «Elle n'est jamais revenue avec des réponses et a étiré le temps à outrance. Le temps lui a donné raison, elle n'a pas eu à me répondre.»

Dominique Savoie a dit avoir maintenu un dialogue avec M. Poeti. «Je ne comprends pas que le ministre regrette de ne pas avoir eu les réponses. Je pense qu'il savait (...) C'était une conversation qui a été interrompue parce qu'il a quitté le ministère», a-t-elle plaidé.

«On a eu des réponses qui ne sont pas à la satisfaction des élus», a assené le député libéral Jean-Denis Girard.. À sa demande, la Vérificatrice Guylaine Leclerc a accepté de se pencher sur le MTQ.