/opinion/columnists
Navigation

Ruth Ellen Brosseau et l’élastique

Coup d'oeil sur cet article

Ainsi Ruth Ellen Brosseau fait l’objet de commentaires négatifs de la part d’électeurs qui jugent sévèrement son comportement lors des incidents de la semaine dernière au Parlement.

Innocente victime ou arroseuse arrosée?

En politique, il existe un concept fondamental. Celui de l’élastique. Le principe est fort simple, mais son application demande un doigté exceptionnel.

Lorsque votre adversaire commet une bourde, petite ou grosse, vous vous devez de saisir l’occasion pour marquer des points.

Plus vous réagissez avec force et insistance, plus l’élastique s’étire. Il faut trouver l’équilibre. Car si vous tirez trop fort, l’élastique risque de vous péter en pleine figure.

C’est ce qui est arrivé au NPD et à madame Brosseau.

Attitude déplorable

Les gestes posés par le premier ministre Justin Trudeau étaient fort pathétiques. Les oppositions, dont le NPD, auraient pu mettre l’accent sur le fait que le fringant PM ne se prend pas pour une queue de cerise. Monsieur dirige ce qu’il veut, quand il veut et de la manière dont il veut.

Il est grand temps de sortir un peu d’air de la balloune bien gonflée du PM.

Mais en agissant comme des martyrs, des femmes violentées et des opprimés, les partis d’opposition ont poussé beaucoup trop loin. L’élastique s’est fendu.

Zéro crédibilité

Je veux bien croire que le chef du gouvernement jouit d’une popularité hors du commun et que tous se demandent à quel moment il tombera de son piédestal.

Mais la disproportion de la réaction de madame Brosseau et ses collègues aura eu pour effet de miner leur crédibilité. Au final, une partie de la population juge sévèrement le premier ministre, et une autre frange condamne les oppositions pour leur théâtre de piètre qualité.

Ruth Ellen Brosseau aurait mieux fait de tempérer ses ardeurs. Les Canadiens aiment le soccer et ses joueurs qui feignent si bien, mais pas nécessairement au Parlement.