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Les frères Grant à la défense de Bute

Les entraîneurs sont convaincus que leur boxeur est propre

L’entraîneur de Lucian Bute, Howard Grant, a vanté l’ardeur au travail
de son protégé.
photo d’archives L’entraîneur de Lucian Bute, Howard Grant, a vanté l’ardeur au travail de son protégé.

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Discrets depuis l’annonce de jeudi, les entraîneurs de Lucian Bute, Howard et Otis Grant, n’ont pas hésité à donner un appui sans réserve à leur protégé, hier.

«Mon frère et moi ne pourrons jamais vous dire que Lucian fait les coins ronds à l’entraînement. C’est ce que font les tricheurs, a déclaré Otis Grant en parlant des déboires de son boxeur. Il travaille plus fort que tout le monde au gymnase.»

Son frère Howard a encaissé la ­nouvelle plus durement.

«Lorsque j’ai appris la nouvelle, j’ai eu l’impression d’avoir encaissé un gros coup dans l’estomac», a-t-il indiqué avec sa verve habituelle.

L’ex-champion du monde a tenu à préciser qu’il n’est pas au courant des méthodes utilisées par Angel Heredia ou Daniel ­Ortega en ce qui a trait à la nutrition.

«Tout ce qui concerne ce département et celui des suppléments, c’est dans la cour du préparateur physique, a affirmé Otis Grant. C’est son dossier.»

«Les seules fois où j’ai eu des discussions avec Daniel, c’était pour discuter des prochaines périodes de repos de ­Lucian», a ajouté Howard Grant.

Rien d’anormal

Au cours de la dernière année, les frères Grant n’ont rien noté d’anormal dans les paroles ou dans les gestes ­d’Ortega, qui avait la tâche d’appliquer à la lettre le plan préparé par Heredia.

Et ce fut la même chose la veille de l’affrontement de Bute avec le champion Badou Jack, en avril.

«Je n’ai rien constaté d’anormal dans les heures qui ont suivi la pesée sauf de voir Lucian prendre un verre de vin», a souligné Howard Grant en souriant.

Avec la feuille de route de Heredia, il serait facile pour lui de l’accuser pour les événements des derniers jours.

«Tu ne peux pas le montrer du doigt en raison de ses erreurs du passé, a-t-il précisé. D’ailleurs, il a payé sa dette pour ses gestes.

«En fait, je ne peux blâmer personne pour ce qui arrive actuellement.»

Pour revenir à Heredia, il n’a pas ­répondu aux nombreux messages laissés par Le Journal dans la journée d’hier. Toutefois, dans une conversation privée sur Twitter, il a indiqué qu’il n’avait rien à se reprocher dans toute cette histoire.

Irrégularités

S’ils ne veulent pas lancer la pierre à un membre de leur équipe, les frères Grant ont un discours fort différent quand il est question de la Commission athlétique du District de Columbia.

«On a passé notre vie dans la boxe et on a tous pris part à des combats aux quatre coins de la planète, a souligné Otis Grant. Je ne veux pas critiquer la Commission de Washington, mais il y a des choses qui étaient mal organisées, surtout quant aux inspections et aux ­instructions dans les vestiaires.

«Je ne veux pas dire qu’ils sont incompétents, mais dans des combats d’envergure, tu ne peux pas avoir des Mickey Mouse comme superviseurs. On est choyés au Québec.»

De plus, Otis Grant a de la difficulté à comprendre pourquoi son boxeur n’a été testé qu’une fois pour son duel contre Badou Jack alors qu’il a dû fournir des échantillons d’urine et de sang à huit reprises pour celui contre James DeGale à Québec.

«C’est un peu bizarre comme situation et on cherche à comprendre», a ­mentionné l’entraîneur.


Lucian Bute a l’intention de se déplacer en personne à Washington afin ­d’assister à l’analyse de l’échantillon B dans les prochaines semaines.

De ses deux combats de championnat du monde, Bute croit qu’il a livré une meilleure performance contre James DeGale que pendant son affrontement contre Badou Jack.

Dans un autre ordre d’idées, le nom d’Eleider ­Alvarez n’apparaîtra pas sur la carte de samedi prochain mettant en ­vedette Artur Beterbiev. Le Colombien de souche sera plutôt en action lors de la soirée de boxe qui aura lieu en juillet à Montréal ou à Québec.