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En route vers Rio 2016: la force des voyages

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Photo Le Journal de Québec, Didier Debusschere

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Je pars m’entraîner en Pennsylvanie cette semaine et, un jour, je suis certain que j’aurai vu tous les états américains.

J’ai parcouru tous les continents depuis le début de ma carrière, sauf l’Afrique. Je n’ai jamais fait le décompte exact, mais j’ai vu une cinquantaine de pays. Grâce à mon sport, les voyages sont devenus une partie intégrante de ma vie.

«LA» et la Suisse

Le fait d’avoir vécu à Los Angeles et en Suisse m’a aidé à découvrir plusieurs états américains et pays européens.

Avant l’ouverture du vélodrome de Milton pour les Jeux panaméricains de Toronto, j’ai dû habiter à Los Angeles durant cinq ans pour m’y entraîner. Je ne compte pas ce long séjour parmi mes voyages, mais c’est quand même le vélo qui m’avait amené là. J’ai adoré cette région qui me manque encore aujourd’hui.

Durant cette période, mon séjour de six mois au Centre mondial du cyclisme en Suisse, en 2013, m’a ouvert les portes à une grande partie de l’Europe afin de participer à plusieurs courses.

Du bon monde partout

Je voyage beaucoup mais, forcément, je passe la majorité de mes heures dans un vélodrome. Par contre, partout où je vais, ce sont les gens et les différérentes cultures qui m’accrochent. Ces expériences permettent de changer notre vision du monde. Ce que j’en retire, c’est qu’il y a beaucoup de bon monde partout. C’est frustrant d’apprendre dans les bulletins de nouvelles qu’il y a parfois des attentats et autres tristes drames qui surviennent. Tout ça nous fait oublier qu’il y a aussi du bon monde partout.

J’ai rencontré tellement de gens accueillants, peu importe les conditions dans lesquelles ils vivaient. J’ai découvert des cultures différentes. À chaque fois, pour moi, c’est enrichissant de rencontrer un nouveau peuple et son mode de vie. Peu importe d’où on vient, je trouve nécessaire de s’ouvrir vers d’autres populations. On retire toujours des leçons de ces expériences.

Un aboutissement à Rio

Je suis allé au Kazakhstan en 2011 pour ma première Coupe du monde. C’est là que j’ai vécu le réel départ de ma belle aventure du vélo. Cette même année, j’ai aussi vu Apeldoorn, aux Pays-Bas, pour mes premiers championnats du monde.

J’ai été impressionné par Hong Kong, au mois de décembre dernier. J’ai eu un coup de coeur pour Melbourne, même si je n’ai pas pu beaucoup la visiter. Je suis un «fan» d’Amérique du Sud et j’ai adoré l’Argentine et le Chili.

Et maintenant, je vais aller au Brésil pour la première fois. Je sais déjà que je vais aimer. C’est un pays renommé pour son ambiance et un peuple reconnu pour son esprit festif.

Je ne doute pas que je ferai encore beaucoup d’autres voyages après les Jeux olympiques. Mais celui-là à Rio, je vais le prendre comme une sorte d’aboutissement depuis le début de ma carrière...

— Propos recueillis par Alain Bergeron