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Dose d’amour pour le pont

Une jeune entreprise veut soulever l’engouement populaire avec la campagne J’ai mon rivet

L’argent récolté par la campagne J’ai mon rivet serait versé à une société qui serait entièrement dédiée à la préservation du pont de Québec ainsi qu’à sa mise en valeur.
photo stevens Leblanc L’argent récolté par la campagne J’ai mon rivet serait versé à une société qui serait entièrement dédiée à la préservation du pont de Québec ainsi qu’à sa mise en valeur.

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Acheter un rivet du pont de Québec pour démontrer votre attachement à la structure patrimoniale, ça vous tente? Une jeune entreprise veut lancer une campagne de sociofinancement intitulée J’ai mon rivet.

Le principe est simple. Par l’entremise d’une plateforme web de sociofinancement, les citoyens et les entreprises seraient invités à faire un don pour se procurer symboliquement un rivet du pont de Québec au coût de 10 $.

« Le pont de Québec a le  potentiel de devenir un attrait touristique et un symbole aussi fort que la tour Eiffel. » — Jacques Castonguay, conseiller en affaires publiques chez Paradigme

La campagne s’intitulerait J’ai mon rivet, à l’image de celle de J’ai ma place lancée pour mousser l’idée de construire un nouvel amphithéâtre multifonctionnel à Québec.

Les deux jeunes entrepreneurs derrière l’idée sont Lisa Boucher, Beauceronne d’origine et fondatrice de Momentum Crowdfunding, et Cliff Pavlovic, vice-président opérations de la jeune entreprise fondée il y a un an.

Ils sont appuyés dans l’aventure par Jacques Castonguay, conseiller senior en affaires publiques chez Paradigme, à Québec, et par Pieter Sijpkes, professeur retraité de l’école d’architecture de l’Université McGill, spécialiste en structures.

Miser sur la fierté

«On veut insister sur la fierté et le symbole que représente le pont. La symbolique va aller chercher les gens au niveau de l’émotion et du sentiment d’appartenance. C’est important de ne pas laisser tomber cette structure», exprime Lisa Boucher.

«Il faut sensibiliser les gens», lance Pieter Sijpkes. Pour l’instant, le projet est au stade préliminaire. Mais des discussions sont en cours avec Patrimoine canadien, que les deux entrepreneurs souhaitent voir prendre le projet sous son aile. «Ça nous prend un porteur de projet.»

L’idée a été présentée au maire de Québec, Régis Labeaume. Bientôt, les organisateurs auront une rencontre avec la ministre canadienne du Patrimoine, Mélanie Joly.

Cliff Pavlovic, Lisa Boucher, Jacques Castonguay et Pieter Sijpkes estiment qu’il est temps que la population démontre son attachement au pont de Québec en s’impliquant dans une campagne de financement populaire.
photo stevens Leblanc
Cliff Pavlovic, Lisa Boucher, Jacques Castonguay et Pieter Sijpkes estiment qu’il est temps que la population démontre son attachement au pont de Québec en s’impliquant dans une campagne de financement populaire.

Pas pour la peinture

L’argent serait versé à une société qui serait entièrement dévouée à la préservation du pont et à sa mise en valeur.

Il n’est donc pas question de recueillir des fonds pour la peinture, qui est un autre dossier qui se joue actuellement au niveau politique, insistent les entrepreneurs. Mais ils font le pari qu’un appui important de la population fera bouger à la foi le gouvernement fédéral et le CN, qui a toujours refusé de payer pour la peinture de son pont.

Objectif d’une éventuelle société de valorisation du pont

Faire connaître l’histoire et les lettres de noblesse du pont par...
  • Aménagement d’un centre d’interprétation
  • Vente de produits dérivés
  • Mise en place d’activités comme cela se fait à Sydney au Harbour Bridge
  • Création d’un musée du pont au sommet du Phare du Groupe Dallaire