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Bagarre après un match de hockey: Donald Brashear condamné à payer... 9280$

L’ex-dur à cuire du Canadien était poursuivi au civil par un joueur de la LNAH

Donald Brashear
Photo Le Journal de Québec, Annie T. Roussel Donald Brashear

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L’ancien joueur du Canadien de Montréal Donald Brashear, qui était poursuivi pour la somme de 357 000 $ pour un coup de poing donné à la suite d’un match de hockey a finalement été condamné à verser 9280 $ à Éric Labelle.

Les faits reprochés à l’ancien attaquant du CH se sont produits le 25 mars 2011, alors que ce dernier jouait pour le 3L de Rivière-du-Loup.

Alors en séries éliminatoires, les deux hommes se sont croisés dans le stationnement de l’aréna à la fin de la partie et c’est à cet endroit que le coup a été porté contre Labelle.

Dans le cadre du procès au civil, Donald Brashear avait mentionné avoir donné un jab à la tête de l’homme parce qu’il avait été provoqué.

Pendant qu’il se trouvait dans sa voiture avec deux de ses coéquipiers, Brashear était passé près de l’autobus du Caron et Guay de Trois-Rivières.

«Comportement provocateur»

Tous les joueurs s’étaient alors rangés pour laisser passer le véhicule, sauf Éric Labelle, qui était demeuré devant la voiture. Il s’était ensuite écarté, donnant un coup sur le rétroviseur de la voiture du joueur de hockey.

«Le tribunal est d’avis que Labelle, en posant ses mains sur le capot du véhicule, en faisant claquer le rétroviseur avec vacarme et en s’approchant de Brashear en l’invectivant de paroles sur un ton menaçant, a adopté un comportement provocateur», écrit la juge Catherine La Rosa dans son jugement.

Au surplus, bien que «la victime» de l’ancien attaquant ait mentionné au tribunal qu’à la suite de ce coup, sa «carrière» dans la Ligue nord-américaine s’était finie ce jour-là, la présidente du tribunal a retenu que «le seul coup de poing reçu n’est pas la cause de tous les symptômes dont se plaint Labelle», comme l’a mentionné le Dr Frémont (expert du défendeur) et qu’il s’agit là «d’une goutte d’eau dans l’océan».

«Que Labelle n’ait pas rejoué au hockey dans la LNAH est facile à établir et n’est d’ailleurs pas contesté. Mais qu’il ait arrêté de jouer vu les conséquences du coup de poing reçu par Brashear demeure une tout autre affaire», écrit-elle.

Pas de rapport médical

«En somme, le tribunal est d’avis que les éléments de la théorie de cause de Labelle n’ont pu être prouvés selon la balance des probabilités. [...] Quant à la condition médicale postcommotionnelle alléguée, il n’y a aucun rapport médical pour appuyer cette prétention [...], il n’y a pas de lien logique, direct et immédiat entre le coup de poing reçu et une grande partie des dommages allégués», conclut la juge.