/entertainment/shows
Navigation

L’histoire de Québec vue du haut des airs

Un parcours découverte signé Olivier Dufour

Avec le parcours Horizons, inauguré à l’Observatoire de la Capitale, Olivier Dufour et une petite équipe de collaborateurs proposent une nouvelle façon de découvrir la ville de Québec.
Photo Jean-François desgagnés Avec le parcours Horizons, inauguré à l’Observatoire de la Capitale, Olivier Dufour et une petite équipe de collaborateurs proposent une nouvelle façon de découvrir la ville de Québec.

Coup d'oeil sur cet article

L’Observatoire de la Capitale situé au 31e étage de l’édifice Marie-Guyart fait peau neuve. Avec quelques collaborateurs, Olivier Dufour a conçu le parcours Horizons, qui présente l’histoire de Québec.

Connu pour ses spectacles multimédias Lumières, Le mur du son et Le chemin qui marche, le créateur aimerait que l’Observatoire de la Capitale devienne le point de départ de toute visite à Québec.

«L’idée, c’est de donner une première perspective sur Québec pour que l’on ait envie ensuite de descendre dans la rue et de découvrir la ville», a-t-il indiqué, lundi, lors de l’inauguration du parcours Horizons.

Quatre thématiques distinctes, soit la société, la politique, l’histoire et la culture, se déploient sur les murs des quatre couloirs de l’observatoire, qui étaient habituellement dénudés.

Lorsqu’il a visité les lieux, Olivier Dufour a constaté que l’Observatoire était la meilleure façon de comprendre Québec.

«Si on regarde vers l’ouest, on voit une ville complètement nord-américaine, avec des rues qui sont droites, des quadrilatères et la présence d’un deuxième centre-ville, avec Sainte-Foy, à l’horizon. À l’est, c’est l’opposé. On se croirait, avec une architecture complètement différente, dans une ville européenne, un petit peu anarchique, totalement poétique et pleine de subtilités. On regarde ces deux points de vue et on dirait que ce n’est pas du tout la même ville», a-t-il fait remarquer.

Plongée dans le vide

La section nord, a-t-il ajouté, montre une autre réalité de Québec, avec la Basse-Ville, les quartiers ouvriers de l’époque, les anciennes fabriques, le Colisée, le Centre Vidéotron et les Laurentides qui pointent à l’horizon.

Des panneaux explicatifs sur les murs des quatre couloirs abordent différentes thématiques. Dans le bas, une section dessinée à la main et destinée aux enfants se déploie sous la forme d’un jeu-questionnaire.

Deux zones immersives multimédias ont été créées. Une première avec des images rarement vues, provenant de films amateurs qui présentent l’hiver québécois, avec le hockey, le ski, le Carnaval, le patin à glace et la course en canot.

Une autre section permet de faire un survol non conventionnel de la Vieille Capitale, avec un plongeon dans le vide à partir de la toiture de l’édifice, qui fait 221 mètres de haut.

«On a eu envie de faire plaisir aux ados qui sont de l’univers des jeux vidéo. On a tous déjà fait le rêve de se lancer dans le vide, de voler au-dessus de la ville, et c’est ce qu’on avait envie de montrer. Nous avons utilisé des drones pour filmer différents endroits entre 5 h 30 et 7 h. Trois drones se sont écrasés lors des tournages. Ce fut une opération un peu compliquée, un peu casse-gueule, mais très agréable à faire», a admis Olivier Dufour.