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La VG ne blâme pas Sam Hamad

Les enquêteurs n’ont rien trouvé d’incriminant contre le député dans le dossier de Premier Tech

L’ex-ministre libéral Sam Hamad était au cœur d’une controverse quant à son implication alléguée dans l’octroi d’un prêt de 11 millions $ d’Investissement Québec et d’une subvention de 8 millions $ du ministère du Développement économique à l’entreprise Premier Tech.
photo d’archives, simon clark L’ex-ministre libéral Sam Hamad était au cœur d’une controverse quant à son implication alléguée dans l’octroi d’un prêt de 11 millions $ d’Investissement Québec et d’une subvention de 8 millions $ du ministère du Développement économique à l’entreprise Premier Tech.

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Sam Hamad ne sera pas blâmé par la vérificatrice générale du Québec, qui n’aurait constaté qu’un «flou» dans l’aide financière accordée à Premier Tech, a appris Le Journal.

Le député de Louis-Hébert est sur la touche depuis le début du mois d’avril.

Il a dû renoncer à ses fonctions de ministre et président du Conseil du trésor à la suite d’une controverse quant à son implication alléguée dans l’octroi d’un prêt de 11 millions $ d’Investissement Québec et d’une subvention de 8 millions $ du ministère du Développement économique à l’entreprise.

Selon l’émission Enquête, l’intervention du solliciteur de fonds libéral Marc-Yvan Côté auprès de son «ami» Sam Hamad aurait permis à Premier Tech d’avoir l’aide de l’État.

À la demande des députés de l’Assemblée nationale, la vérificatrice générale, Guylaine Leclerc, a passé au peigne fin le processus ayant mené à cette décision. Selon des informations émanant de l’appareil gouvernemental, les enquêteurs du bureau de Mme Leclerc n’ont trouvé aucune anomalie pouvant mener à un blâme de Sam Hamad.

La VG a néanmoins constaté un certain «flou» dans le processus de négociation avec Premier Tech, selon nos informations. Rien toutefois pour conclure que la subvention et le prêt n’ont pas été faits dans les règles, nous dit-on.

D’autres enquêtes

Mais Sam Hamad n’est pas au bout de ses peines pour autant. Le commissaire au lobbyisme, le commissaire à l’éthique et le directeur général des élections ont aussi entamé des vérifications sur le comportement du député de Louis-Hébert dans la foulée des allégations de trafic d’influence dont il a fait l’objet.

Le premier ministre Philippe Couillard attend d’avoir tout en main avant de prendre une décision sur le sort de M. Hamad.

Des ratés dans la fusion

Par ailleurs, la VG a aussi scruté la fusion entre Investissement Québec et la Société générale de financement (SGF).

Selon nos informations, le rapport qui sera dévoilé demain sera fort critique à l’égard de cette union, qui a connu des ratés, notamment quant à la réaffectation du personnel.

CHRONOLOGIE DES ÉVÉNEMENTS

31 mars 2016

L’émission Enquête dévoile des courriels qui laissent entendre que l’intervention du solliciteur de fonds libéral Marc Yvan Côté auprès de son «ami» Sam Hamad aurait permis à l’entreprise Premier Tech d’avoir accès à une aide financière de l’État.

1er avril 2016

Sam Hamad réfute les allégations de trafic d’influence et joint sa voix aux partis d’opposition qui réclament une enquête du commissaire à l’éthique.

2 avril 2016

Philippe Couillard annonce que Sam Hamad se retire temporairement de ses fonctions de ministre et président du Conseil du trésor, mais conserve ses privilèges.

3 avril 2016

Sam Hamad s’envole pour la Floride pour prendre quelques jours de repos.

7 avril 2016

Sam Hamad renonce à son salaire de ministre et à sa limousine.