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Expulsé du MTQ, l’ex-chef de cabinet de Jacques Daoust atterrit à l’Emploi

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QUÉBEC – Quelques jours à peine après avoir dégommé Pierre Ouellet de son poste de chef de cabinet du ministre des Transports dans le but de préserver la confiance de la population, le bureau de Philippe Couillard s’est empressé du lui trouver un autre emploi au sein du gouvernement.

M. Ouellet a récemment atterri au ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale, où il est désormais responsable «d’un dossier sur le Forum sur l’emploi», a confirmé le ministre François Blais.

Qu’importe si l’ancien chef de cabinet de Jacques Daoust a été congédié à la suite d’allégations de pratiques douteuses dans l’octroi des contrats au ministère des Transports, M. Blais estime que Pierre Ouellet était le candidat tout désigné pour occuper ses nouvelles fonctions.

«Vous êtes donc à l’aise avec les circonstances de son départ de chez M. Daoust?» lui a demandé un journaliste.

«Non, je ne veux même pas les commenter. Ma seule décision était de voir si cette personne-là était compétente pour faire ce qu’elle avait à faire», a répondu le ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale.

François Blais a indiqué qu’aucun autre candidat n’avait été rencontré pour occuper ce poste. Pierre Ouellet n’a d'ailleurs pas eu à passer d’entrevue pour décrocher son nouvel emploi.

«On connaît ses qualifications, elles étaient évidentes», a soutenu M. Blais.

Il a affirmé que c’est à la suite d’une proposition du cabinet du premier ministre qu’il avait procédé à l’embauche du chef de cabinet déchu.

«La proposition est venue à l’intérieur du cabinet du premier ministre. On a eu une discussion là-dessus puis on a dit: “Oui, oui, effectivement, on pourrait le prendre, ça ferait bien”», a relaté François Blais.

Pierre Ouellet a été démis de ses fonctions le 19 mai dernier, en même temps que la sous-ministre aux Transports Dominique Savoie.

Leur départ est survenu quelques jours après qu’on eut appris que l'ex-ministre des Transports Robert Poëti avait été témoin de plusieurs irrégularités dans l’octroi des contrats au MTQ.

Les témoignages de M. Poëti et de l’enquêteuse externe qu’il avait embauchée, Annie Trudel, tendent à démontrer que ces irrégularités n’ont pas fait l’objet d’un suivi adéquat.

Dans sa lettre de démission, Mme Trudel avait reproché au MTQ d’avoir «constamment» cherché à lui «mettre des bâtons dans les roues».

Jugeant que le contenu de sa lettre était «susceptible d’ébranler la confiance des citoyens envers les institutions», Philippe Couillard avait annoncé les démissions de Dominique Savoie et Pierre Ouellet.