/news/politics
Navigation

Le PQ et QS plaident pour un chèque d’aide sociale plus généreux

Coup d'oeil sur cet article

En plus de réclamer d’une même voix le retrait du projet de loi 70 sur l’aide sociale, le Parti québécois et Québec solidaire exigent que la prestation de base de 623 $ soit bonifiée.

Même si en début de semaine, le ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale, François Blais, a ouvert la porte à ce que l’adoption de son projet de loi soit reportée à l’automne, c’est encore trop peu pour les oppositions péquiste et solidaire.

Jeudi matin, lors d’un point de presse conjoint avec les syndicats et les groupes communautaires, les deux formations politiques ont interpellé le premier ministre afin qu’il relègue le controversé projet de loi 70 aux oubliettes.

Les opposants en ont surtout contre les sanctions que souhaite imposer le gouvernement Couillard aux premiers demandeurs de l’aide sociale refusant de participer au programme Objectif emploi.

Prestation de misère

«Couper 224 $ sur une prestation de misère, c’est tout simplement inacceptable», a déploré Serge Petitclerc, porte-parole du Collectif pour un Québec sans pauvreté. Selon la présidente de la Fédération des femmes du Québec, Mélanie Sarazin, le gouvernement devrait «plutôt rehausser les prestations d’aide sociale», une proposition qu’endossent Québec solidaire et le Parti québécois.

«Tout le monde sait qu’on ne vit pas au Québec avec 623 $ par mois», a dit la députée solidaire Françoise David. «Vivre avec 623 $, c’est pratiquement impossible. Avec les sanctions, ça l’est encore moins», a indiqué à son tour le député péquiste Dave Turcotte.

Sans sanctions

Les deux élus s’entendent pour dire qu’Objectif emploi, qui vise à ramener les premiers demandeurs à l’aide sociale sur le marché du travail, pourrait être un programme intéressant, mais sans les sanctions.

En revanche, si on inclut la prestation de base (623 $) et le crédit d’impôt pour solidarité (103 $), les nouveaux assistés sociaux qui participeront à Objectif emploi auront droit à des allocations additionnelles (variant de 165 $ à 260 $) leur permettant d’empocher jusqu’à 986 $ par mois, sans compter les revenus d’emploi potentiels.