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L'arrivée de Paul Saint-Pierre Plamondon : le PQ a tout à gagner

L'arrivée de Paul Saint-Pierre Plamondon : le PQ a tout à gagner
Éric Carrière/ Agence QMI

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La candidature de Paul Saint-Pierre Plamondon (PSPP) dans la course à la chefferie du PQ devrait être reçue comme une bonne nouvelle par cette formation politique.

Pourquoi une bonne nouvelle?

1) Parce que PSPP vient d'ailleurs. Loin d'être un militant du PQ, il s'est montré plutôt sceptique envers le PQ durant toutes ces années alors qu'il était  à la barre de Génération d'idées, un mouvement de jeunes intéressés à redynamiser la vie démocratique en dehors des organisations partisanes. Son adhésion est le fruit d'une longue démarche.

2) Parce que son entrée dans la course contrevient aussi à cette idée fortement répandue à l'effet que le PQ serait le parti d'une seule génération: PSPP n'était pas de ce monde lors de la création du PQ.

3) Parce que le PQ est davantage habitué à voir ses têtes d'affiche abandonner la partie et se résigner à l'idée que le jeu n'en vaut pas la chandelle (Legault, Bachand) plutôt que l'inverse.

4) Parce que la motivation première qui semble animer ce nouveau venu est de contribuer à assainir la culture politique devant un gouvernement qu'il a maintes fois houspillé et  accusé de créer et d'alimenter une culture politique du mensonge et de l'hypocrisie. PSPP arrive à la conclusion que le PQ serait le parti politique le plus à même d'évincer ce gouvernement lors des prochaines élections.

L'orphelin politique a choisi sa famille d'accueil. La question qui se pose maintenant est de savoir si le PQ est prêt à adopter cet orphelin. Ce ne sera pas chose facile.

Il faudra pour y parvenir que PSPP recueille 1500 signatures, dans 45 circonscriptions sur 7 territoires administratifs du Québec en 30 jours. Pas une mince tache pour quelqu'un dont les réseaux d'appui et de connivence ne sont pas du parti. Le PQ pourrait cependant voir son intérêt à lui faciliter la tâche réalisant que ce n'est pas tous les jours qu'il peut compter sur le ralliement d'un animateur d'une cohorte de citoyens non-alignés politiquement.

Paul Saint-Pierre Plamondon, à part une entrée remarquée dans le monde de la politique partisane et la possibilité de s'y faire une place enviable, a peu à espérer quant à l'appui  qu'il obtiendra au moment du vote. Mais, le PQ a tout à gagner de cette nouvelle adhésion qui ne manquera pas de contribuer à la qualité des débats nécessaires concernant la stratégie souverainiste (pressé de voir les libéraux retourner dans l'opposition, il adhère à l'approche de Lisée sur cette question) et la social-démocratie dont il se réclame.