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Pauline Clinton.

Pauline Clinton.
AFP

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La politique américaine est fabuleuse.

L’interminable saison d’élimination des candidats à la présidence des États-Unis s’est conclue mardi avec la confirmation de la sélection de la première femme porte-étendard d’un grand parti et de celle d’un milliardaire qui a confondu tous les sceptiques. Inouï !

Une longue relation.

Depuis le congrès démocrate de 1960 que j’ai vu à la télévision avec mes parents, je suis fasciné par la politique dans ce pays que la géographie a placé à côté du mien. Une fois, une seule fois dans ma vie, j’ai été d’accord avec Pierre-Elliot Trudeau. C’est quand il a dit, à peu près, qu’il vaut toujours mieux s’intéresser à l’humeur de l’éléphant avec qui on partage son lit. J’ai eu le bonheur et le privilège de couvrir plusieurs campagnes présidentielles quand j’étais journaliste, j’ai assisté à sans doute une demi-douzaine de congrès à l’investiture, et j’ai passé une autre soirée hier rivé à CNN pour entendre les résultats pourtant prévisibles.

Hillary Marois.

L’ampleur de la victoire de Madame Clinton dans ce qui constitue la demi-finale vers la Maison-Blanche ne fait aucun doute. Reste à cette impressionnante femme à parcourir le chemin le plus ardu: gagner la confiance, surtout l’affection d’une majorité de l’électorat d’ici le scrutin de novembre. Ce qui me ramène chez nous, à une autre, à mon avis, exceptionnellement compétente candidate, la cheffe du PQ qui a mené son parti à une victoire par la peau des dents en 2012 et à sa pire défaite en 2014. J’ai terriblement peur qu’aux États-Unis aussi je me retrouverais du côté de la perdante. (Non, je ne compare pas M. Couillard à The Donald). De mémoire, je cite à cet effet l’ancien très coloré ministre péquiste Jean Garon : Pauline, ‘est ben bonne, mais le monde l’aime pas. Je ne peux m’empêcher de faire le parallèle entre ces deux femmes d’une compétence et d’une expérience immenses que pourtant tant de gens rejettent, parfois même très durement. Dans un cas comme dans l’autre, elles ont atteint des sommets inégalés, mais elles seraient trop froides, trop riches, trop ambitieuses ; des caractéristiques à peu près jamais accolées à des hommes. Elles ont défoncé le mythique plafond de verre pour se buter à un mur de méfiance.

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