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Cul-de-sac.

Cul-de-sac.
Photo Journal de Québec, Simon Clark

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Un constat lucide de la part de Bernard Drainville, encore une fois.  Il aurait pu continuer en politique, mais je ne vois franchement pas ce que ça lui aurait apporté et, plus important, ce que ça aurait apporté à la population. C’est terriblement dommage, mais je pense sincèrement qu’il n’avait plus vraiment la possibilité de contribuer aux affaires publiques à la hauteur de son talent, ni, plus triste, de ses convictions.

L’indépendance d’abord.

Ça doit bien faire une dizaine d’années, mais, comme on dit, je m’en souviens comme si c’était hier. Mon ami Bernard m’avait dit : « si on veut avoir un pays, va falloir s’en occuper ». Ce à quoi il s’attela dans les mois suivants, en endurant les détours obligés, les vicissitudes et, oui, les vacheries associées à la vie politique. Il ne s’agit pas ici de plaindre un adulte majeur et vacciné qui est tout à fait capable d’assumer ses décisions. Je vous soumets simplement que, selon moi, la vie d’enfer qu’est celle d’un élu n’est supportable que si les objectifs visés sont, ou semblent à portée de main. Évidemment, mon député ne s’est jamais imaginé que l’indépendance s’en venait en courant. Pas plus que vous, ou moi d’ailleurs. C’est pour ça que, parfois en me concentrant très, très fort sur l’objectif ultime, j’ai toujours voté pour le Parti Québécois. Parce que je considère, oserais-je écrire que je considérais, que c’est le véhicule le moins inapproprié pour sortir du sentier et rouler sur la grand-route. Il est probable que j’aurais même, rendez vous compte, appuyé un PQ dirigé par PKP ! Tiens, tiens, comme Bernard Drainville avait avalé la couleuvre et s’était rallié au vainqueur évident dans la dernière course à la direction. Parce qu'avec sa rigueur coutumière, Bernard Drainville avait classé ses priorités dans l'ordre.

Le politique...et le personnel.

Les deux meneurs dans les sondages sur l’actuelle course à la direction sont deux anciens ministres, Alexandre Cloutier et Jean-François Lisée, qui ont tiré dans le dos de leur collègue dans le dossier de la charte de la laïcité. Qui, faut-il leur rappeler à eux aussi, était dans le programme de leur parti depuis des années. Je ne parle pas au nom de mon ami, mais je suis certain que, pour ma part, je ne voudrais pas non plus travailler avec, à côté ou sous de tels faux frères.

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