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Cinq grandes réalisations du maire Lamontagne

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Avec Gilles Lamontagne élu maire de Québec en 1965, «c’est un renouveau, c’est la modernité, c’est la Révolution tranquille» qui arrive au pouvoir, raconte l’historien Jean-Marie Lebel.

Pour bien saisir son importance dans l’histoire de la capitale, il faut se souvenir du contexte dans lequel il est arrivé, explique l’historien.

«Ça n’allait pas bien à Québec» et le premier ministre Jean Lesage, arrivé au pouvoir en 1960, «n’aime pas la façon dont fonctionne le maire Wilfrid Hamel, c’est un peu à l’ancienne. La province va de l’avant, mais la Ville de Québec traîne de la patte». Lesage ne voulait surtout pas que le maire Hamel soit réélu.

Jean-Marie Lebel cite l’exemple de la commission Sylvestre. Celle-ci dépeint une ville et une administration soumise au patronage et à la corruption.

C’est dans ce contexte qu’arrive le maire Lamontage et qu’il se met au travail.

Voici cinq grandes réalisations:

Le mail Saint-Roch en 1974.
Photo: Archives de la Ville de Québec
Le mail Saint-Roch en 1974.


Le mail Saint-Roch

Gilles Lamontagne constate que le centre-ville de Québec ne va pas bien. «Le centre-ville était en train de mourir à cause de l’ouverture des centres commerciaux en banlieue». Parce que Sainte-Foy était à l’époque une banlieue lointaine. «Alors cette volonté de relancer le centre-ville, c’était le mail Saint-Roch», explique M. Lebel. Le toit du mail a été enlevé en 2007 dans un contexte pas si différent de revitalisation du centre-ville.

La rivière Saint-Charles bétonnée.
Photo: Archives de la Ville de Québec
La rivière Saint-Charles bétonnée.

Le bétonnage de la rivière Saint-Charles

Personne ne regrette aujourd’hui l’époque pendant laquelle la rivière Saint-Charles, au centre-ville, était complètement bétonnée. C’est néanmoins une réalisation du maire Lamontagne qui avait été applaudie. «À l’époque, rappelle M. Lebel, c’était dépotoir à ciel ouvert.»

Les Gardiens et Gardiennes en 1945.
Photo: Archives de la Ville de Québec
Les Gardiens et Gardiennes en 1945.


Le service des sports et loisirs

Avant lui, c’était l’église qui s’occupait des sports et loisirs avec les OTJ, les œuvres des terrains de jeu. «Et l’église n’avait pas les moyens qu’il faut, ils faisaient des prières, c’était dépassé», souligne l’historien. La création du Service des sports et loisirs est une autre de ses grandes révolutions.

La modernisation de l’administration publique

Le maire Lamontagne a modernisé les structures et l’administration publique à Québec.


La colline Parlementaire, ce n’est pas (vraiment) Lamontagne

La construction de l'autoroute Dufferin-Montmorency en 1973.
Photo: Archives de la Ville de Québec
La construction de l'autoroute Dufferin-Montmorency en 1973.

Jean-Marie Lebel insiste pour ajouter un point important: un grand projet controversé dont il n’est pas responsable, selon lui. Il s’agit de la construction de la colline Parlementaire et de tout ce qui entoure ce grand projet controversé comme la démolition du faubourg Saint-Louis et la construction des grands axes routiers comme le boulevard Saint-Cyrille (qui était lui aussi outrageusement bétonné vu d’aujourd’hui) et de l’autoroute Dufferin-Montmorency. Selon M. Lebel, l’initiative de ces grands projets venait davantage du gouvernement du Québec que de la Ville.