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Les journalistes ont eu chaud

Le préparateur physique de l’Impact, ­Yannick Girard, a dirigé un ­entraînement pour des journalistes et ­blogueurs.
Photo Nicolas Fréret, Agence QMI Le préparateur physique de l’Impact, ­Yannick Girard, a dirigé un ­entraînement pour des journalistes et ­blogueurs.

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Le préparateur physique de l’Impact, Yannick Girard, a dirigé un entraînement destiné à des journalistes et des blogueurs, mercredi après-midi sur un terrain du stade Saputo, en marge du lancement d’une gamme de suppléments nutritifs de Naturiste, nouveau partenaire officiel de l’équipe de la Major League Soccer.

Le Français a orchestré un programme très grand public, mais à l’image de ce qu’il propose aux joueurs de l’Impact.

«Même si c’est de la préparation physique, j’utilise beaucoup le ballon durant toutes les séances, a-t-il expliqué à son auditoire en préambule. Ce sera la même chose aujourd’hui.»

Girard a ponctué son entraînement – dans la joie et la bonne humeur – d’anecdotes sur les petites habitudes des joueurs, ces grands enfants qui se font tomber, ou qui se font des «pichenottes» lorsqu’ils échouent à un exercice d’adresse.

Plus sérieusement, le préparateur physique a déploré le manque de sérieux sur le plan alimentaire qui règne parmi les joueurs des équipes professionnelles.

«Là, par exemple, l’équipe de France est en train de jouer [contre l’Albanie à l’Euro], je suis sûr qu’ils sont quelques-uns en terrasse, une bière à la main», a-t-il dit en plaisantant à peine.

Suivi serré

Devant notre étonnement, Girard nous a assuré que c’était un travail de tous les instants de faire en sorte que les gars gardent le cap.

«On suit leur alimentation de près. On sait ce qu’ils mangent au déjeuner et au dîner, parce qu’on est avec eux, mais le soir, ils sont capables de manger de la pizza», a-t-il raconté, un peu blasé.

«Les joueurs de soccer n’ont pas la philosophie des athlètes de haut niveau comme les marathoniens ou les triathloniens, a déploré Girard, soulignant que ces derniers ne vivent généralement pas de leurs performances. Ils sont beaucoup moins sérieux. Quand ils bénéficient de plusieurs jours de repos, ils font parfois n’importe quoi. Ils sortent ou ne font pas toujours attention à eux. Évidemment, ils sont morts lorsqu’ils sont de retour à l’entraînement.»

«Certains joueurs gagnent beaucoup d’argent, ils veulent en profiter, a-t-il expliqué. J’en ai déjà vu prendre l’avion pour Las Vegas pour fêter une victoire.»

Quand on lui demande s’il lui arrive de réserver à ses joueurs un entraînement très costaud pour leur faire regretter leurs égarements, il balaye l’idée immédiatement: «Je suis préparateur physique, je dois veiller à ce que personne ne se blesse. Sinon, c’est la catastrophe».