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L’hommage de Paul-Christian Nolin à Gilles Lamontagne

L’hommage de Paul-Christian Nolin à Gilles Lamontagne
DIDIER DEBUSSCHERE/JOURNAL DE QUÉBEC

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«Il a eu la mort qu’il désirait d’une certaine façon.» Paul-Christian Nolin a rendu hommage mercredi à son mentor et modèle, Gilles Lamontagne.

«Il disait qu’il aimerait ne pas se réveiller un matin. Il ne voulait pas avoir de déchéance physique. Il était encore pleinement conscient. Il vivait chez lui. C’était quelqu’un d’autonome. Il a eu une vie exceptionnelle et a bien mérité de se reposer.»

C’est ainsi que M. Nolin a parlé de l’ancien maire de Québec Gilles Lamontagne, décédé mardi à l’âge vénérable de 97 ans. Il a précisé qu’il ne s’adressait pas aux médias à titre d’attaché de presse du maire Labeaume, mais qu’il parlait en tant qu’ami du disparu et au nom de la famille de ce dernier.

Encore récemment, M. Nolin continuait de voir son vieil ami de façon quasi hebdomadaire. «C’était le compagnon des bonnes et des mauvaises journées.»

Un modèle

Paul-Christian Nolin a mentionné avoir rarement vu quelqu’un «d’aussi digne du respect. Je ne l’ai jamais entendu dire une méchanceté envers quelqu’un (...) Il ne voyait que le bien chez les gens (...) Pour moi, c’était le modèle idéal».

Paradoxalement, M. Lamontagne abordait peu sa période traumatisante de captivité dans des camps de prisonniers allemands lors de la Seconde Guerre mondiale. «Ça éveillait chez lui de mauvais souvenirs», a rappelé Paul-Christian Nolin.

Le conseiller Yvon Bussières garde quant à lui un souvenir impérissable de Gilles Lamontagne grâce à son oncle Joe Bussières, qui était le chauffeur attitré du maire et aussi son garde du corps, comme il l’avait été aussi pour Lucien Borne et Wilfrid Hamel.

«Il avait toujours un petit mot encourageant et un sens de l’humour. C’est un homme respectueux, un homme d’État.»

M. Bussières a côtoyé M. Lamontagne dans divers milieux depuis les années 70. «Sur la scène politique, on se côtoyait dans toutes les réceptions. Il a été fidèle jusqu’à la fin.»

Ramener la discipline

Son principal legs aura été de révolutionner les ressources humaines à la Ville de Québec, témoigne M. Bussières.

«Il a modernisé les ressources humaines et la fonction publique à Québec. À l’époque, il y avait des bars dans les bureaux de tous les directeurs. Il a éliminé ça. Il a remis un peu la culture militaire dans la Ville, il l’a structurée avec une discipline.»

— Avec la collaboration de Jean-Luc Lavallée