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Tous les ex-maires de Québec sont morts

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Gilles Lamontage, décédé mardi soir à l’âge de 97 ans, était le dernier ex-maire de Québec encore en vie. Quand Québec élit un maire, généralement, c’est pour longtemps. Les cinq dernières personnes qui ont dirigé la ville depuis 1965 l’ont fait en moyenne pendant un peu plus de 10 ans.

Voici un bref rappel du passage des cinq derniers maires de la capitale avant Régis Labeaume:
 

Andrée P. Boucher
ARCHIVES/JOURNAL DE QUÉBEC/AGENCE QMI
  • Mairesse de 2005 à 2007
  • Décédée le 24 août 2007

Andrée P. Boucher, ou tout simplement «la mairesse», est morte subitement en cours de mandat pendant l’été 2007 à l’âge de 70 ans. Mme Boucher avait été mairesse de Sainte-Foy pendant 17 ans avant les fusions municipales qu’elle a énergiquement combattues. La plage Jacques-Cartier est l’une de ses réalisations. C’est sous son règne à la tête de la Ville de Québec que le béton des fusions municipales a commencé à prendre. Son style flamboyant, autant dans son apparence que dans ses répliques, restera dans les mémoires.
 

Jean-Paul L'Allier
ARCHIVES JOURNAL DE QUÉBEC/AGENCE QMI
  • Maire de 1989 à 2005
  • Décédé le 5 janvier 2016

Les réalisations de Jean-Paul L’Allier sont nombreuses: revitalisation du quartier Saint-Roch, mise sur pied des conseils de quartiers, développement du secteur Lebourgneuf, réaménagement de la colline Parlementaire, etc. À ses côtés, la Commission de la capitale nationale redonne ses lettres de noblesse à la capitale, qui était en perte d’influence. C’est aussi le premier maire de la nouvelle ville et celui qui a lancé les préparatifs en vue du 400e anniversaire de la ville. Québec a aussi cependant connu deux grandes déceptions sous son règne: le départ des Nordiques et l’échec olympique.
 

Jean Pelletier
Agence QMI
  • Maire de 1977 à 1989
  • Décédé le 10 janvier 2009

Il a été maire de Québec pendant près de 12 ans avant de s’allier à Jean Chrétien à titre de chef de cabinet. Les gens de Québec lui doivent l’agrandissement du Colisée qui a permis aux Nordiques d’intégrer la LNH. En cours de route, Jean Pelletier fait le constat alarmant: le centre-ville se vide, il est en danger de mort. Il s’y attaque avec la revitalisation de tout le secteur du Vieux-Port et de la gare du Palais, mais ce sera insuffisant pour inverser la tendance. Il subit aussi l’échec de Québec 84.
 

Gilles Lamontagne
Agence QMI/Le Journal de Quebec
  • Maire de 1965 à 1977
  • Décédé le 14 juin 2016

Pendant que Jean Lesage faisait entrer le Québec dans la Révolution tranquille, sa capitale demeurait passablement ringarde. La capitale embrasse réellement la modernité avec l’élection de Gilles Lamontagne. Il a de l’ambition pour Québec, qui doit devenir un centre d’affaires en plus d’une capitale politique. Place Québec, au départ un projet beaucoup plus imposant, fait partie de ce plan. M. Lamontagne relance le développement de la colline Parlementaire. Les immeubles poussent et le béton coule à flots le long de la rivière Saint-Charles, au-dessus de la rue Saint-Joseph et le long du boulevard René-Lévesque (Saint-Cyrille). De grandes autoroutes comme Dufferin-Montmorency sont construites. Comme les expropriations sont nombreuses, le maire Lamontagne fait construire les premiers HLM, vus comme une solution à l’insalubrité très présente dans les logements vétustes du centre-ville. Il modernise tout l’appareil municipal.