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Examen d’histoire: la vidéo d’une élève en cause

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C’est la vidéo d’une élève qui a circulé sur les réseaux sociaux avant le début de l’examen d’histoire de quatrième secondaire qui est à l’origine de l’annulation d’une partie de l’épreuve.

Le ministère a annulé mercredi en fin de journée une question à développement de l’examen national d’histoire de quatrième secondaire parce que «du contenu» de la question a circulé sur les réseaux sociaux. Cette question comptait pour 24% de la note finale de l’examen.

L’élève impliquée a elle-même fourni une explication de ce qui est arrivé sur sa page Facebook. À l’occasion d’une session de préparation à l’examen, son enseignant aurait tout simplement deviné quelle était la question à développement de l’examen de cette année, en se basant sur les questions des dernières années. L’élève a voulu partager cette information avec d’autres élèves, pour les aider, dans une vidéo qui a beaucoup été partagé sur les réseaux sociaux.

La jeune fille, qui vient de Trois-Rivières, s’est excusée par la suite sur sa page Facebook, une publication qui a été depuis retirée mais qu’on peut lire ici :

Photo Facebook

Contactée par Le Journal, l’étudiante était dépassée par l’ampleur que cela a pris. Elle n’a pas voulu commenter en longueur, mais a rappelé qu’elle n’y était allée que d’une simple hypothèse de question dans son vidéo, que le reste n'était qu'une coïncidence. Elle vit beaucoup de stress relativement à cet événement.  «Tout le monde me met cela sur le dos, mais c’était juste pour aider les autres. »
Elle rappelle qu’elle n’avait rien à voir avec le corrigé qui circulait en ligne.

À la commission scolaire du Chemin-du-Roy, la directrice générale adjointe Ginette Masse croit qu’il ne faut pas conclure à la hâte qu’il y a eu un manquement de la part de l’enseignant. «« Pour qu’il y ait des sanctions, il faut qu’il y ait eu une faute. Il faut vraiment prendre le temps d’analyser la situation. Si l’enseignant a fait une récupération avec ses élèves, qu’il les a préparés à un examen du ministère et en leur disant que « par expérience, il y a telle ou telle matière qui est importante », il n’y a pas eu de faute ici. »

Le ministère de l’Éducation confirme qu’il y aura une «enquête» afin de mieux comprendre l’origine de cette fuite. L’annulation de la question à développement de l’examen a été fait «par souci d’équité», a précisé Bryan Saint-Louis, porte-parole du ministère de l’Éducation.

Deuxième fois en deux semaines

C’est la deuxième fois en deux semaines que le ministère de l’Éducation doit annuler une question d’examen parce que des informations ont circulé sur les réseaux sociaux.

La semaine dernière, une question de l’examen de mathématiques de sixième année avait aussi été annulée à cause d’un «bris de confidentialité» à la suite de commentaires publiés sur une page Facebook.

M. Saint-Louis précise par ailleurs que pour les examens du primaire, la «fenêtre de temps» alloué aux écoles pour les épreuves ministérielles, qui est présentement de quelques semaines, sera resserrée.

Le ministère de l’Éducation confirme aussi qu’une grille de correction de l’examen d’histoire a aussi circulé sur le web, mais seulement après que l’examen ait été complété par tous les élèves de la province, mercredi avant-midi.

Faux communiqué

Par ailleurs, un faux communiqué de presse du ministère de l’Éducation a circulé mercredi en soirée sur les réseaux sociaux indiquant que l’examen a été annulé au complet, ce qui a ajouté à la confusion qui régnait déjà sur le web à ce sujet.

L’examen d’histoire compte pour 50% de la note finale de l’élève, qui doit réussir cette matière pour obtenir son diplôme d’études secondaire (DES).

Avec la collaboration d'Amélie St-Yves.