/misc
Navigation

"Homoextermination : les racines et les feuilles"

49 Dead In Mass Shooting At Gay Nightclub In Orlando
Photo AFP

Coup d'oeil sur cet article

On dit souvent qu’il faut aborder les racines d’une problématique plutôt que de se concentrer sur ses feuilles. Que ces dernières bougent au gré du vent et que les racines, elles, constituent le nœud du problème. Si on ne s’attaque qu’aux feuilles, les problèmes demeurent, évidemment.

 

Le cancer qui attaque les arbres, dans le cas de la tuerie d’Orlando, ce n’est pas seulement l’homophobie, comme se limite à dire le discours officiel un peu partout depuis dimanche. La véritable gangrène, ce sont les groupes de terrorismes islamiques organisés, tels que l’État islamique, auquel, ne l’oublions pas, l’assassin a prêté allégeance.

 

Nous sommes devant un phénomène qui va bien au-delà de ce que nous appelons l’homophobie : le mot qui convient, même s’il n’existe pas dans nos dictionnaires, c’est « l’homoextermination ». Les homosexuels, selon certains, peuvent être brûlés vifs, lancés en bas d’un immeuble, être fusillés. Certains semblent l’apprendre avec stupeur alors que cela fait des années que les homosexuels sont traités comme de la vermine dans plusieurs pays du monde.

 

Si l’on veut éradiquer les tueries de masse, il faudra évidemment restreindre l’accès aux armes d’assaut. Il faudra aussi faire davantage d’éducation sur la diversité d’orientations sexuelles, mais les fanatiques religieux ne se calmeront pas parce que nous inventons des chansonnettes sur l’acceptation de l’autre.

 

Pour eux, l’homosexualité n’est pas qu’une orientation sexuelle, c’est une calomnie qu’il faut éradiquer.

 

L’assassin d’Orlando était-il dérangé ? Probablement. Personne ne commet un crime aussi grave en étant totalement sain d’esprit. Disons cependant que c’est exactement le type de soldat que cherche l’État islamique, surtout quand le discours des élites et des médias ne les rend jamais premiers responsables de ces crimes qu’ils commettent contre l’Occident, contre l’humanité ou encore contre l’homosexualité.

 

L’État islamique ? Bof.

 

Il était fou.

 

Il n’assumait pas sa sexualité.

 

Il était dérangé.

 

Il n’était pas bien dans sa peau.

 

Il détestait les gais.

 

Il a eu facilement accès à des armes.

 

Son couple n’allait pas bien.

 

Il n’aimait pas les gens qui profitent de la vie.

 

Il aurait eu besoin d’un psy.

 

Le système ne fait pas de place aux immigrants de 2e génération.

 

Il ne prenait pas ses médicaments.

 

Bref, une tonne de raisons farfelues. Entend-on des voix s’élever pour une réforme de l’Islam, en Occident, à tout le moins ? Très peu.

 

Qui osera dire — ou écrire — que l’auteur de la tuerie d’Orlando était un terroriste en guerre religieuse ?

 

Pratiquement personne ! J-A-M-A-I-S comme si finalement, nommer la vérité était douloureux, impossible.

 

Au fond, l’arme la plus puissante des terroristes ne coûte rien.

 

Et malgré eux, ce sont les Occidentaux qui leur fournissent leur arme la plus puissante : notre rectitude politique.

 

Et ça, personne ne semble le constater.