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Les hauts et les bas de la vie d’enseignante

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Auteure du roman Trentenaire sans histoire, maman de trois enfants et enseignante depuis plus de 10 ans au primaire, Julie Marcotte raconte avec vivacité le quotidien d’une enseignante dans son nouveau roman, 180 jours et des poussières.

Être enseignante de première année, c’est toute une aventure, et Olivia en voit de toutes les couleurs avec les enfants de son école. Elle gère les mitaines mouillées, les petits plaisirs, les surprises et les gros chagrins... jour après jour. Et elle n’est pas moins occupée en rentrant à la maison puisque ses jumeaux de quatre ans lui rappellent qu’elle est aussi maman.

À l’aube de la rentrée scolaire, la fatigue s’accumule. Entre le boulot qui l’épuise, ses enfants et son amoureux qui devient distant, il faut qu’elle sache où mettre ses priorités. Pas facile. Doit-elle se réorienter et mettre de côté des élèves et un milieu qu’elle aime vraiment beaucoup? À moins qu’il ne soit possible de retrouver le feu sacré?

Inspirée par son quotidien

Julie Marcotte s’est inspirée de son quotidien d’enseignante dans une école de Québec pour écrire ce livre. «L’histoire est romancée, mais tout ce que je décris est issu d’expériences réelles... mais aucune situation n’est décrite telle quelle», dit-elle en entrevue.

«J’ai créé des personnages, mais plusieurs enseignants l’ont lu et m’ont dit que ça aurait pu être leur année. Il y a beaucoup de situations qu’on vit tout le temps — par exemple, intégrer des enfants autistes dans les classes; ou encore la dynamique des parents avec une classe: chaque année, il y en a des bons et il y en a avec qui on a de la misère. Ça pourrait être une année réelle.»

Julie a écrit un roman et rédige un blogue, mais faisait toujours preuve de retenue quand venait le temps de parler de sa profession. «Je ne voulais pas me mettre dans l’eau chaude ni exposer la vie des enfants publiquement. Quand j’ai eu l’idée de la fiction, je me suis dit qu’avec ça, je pouvais aller où je voulais sans me compromettre.»

Formidable liberté

La forme romanesque lui a donné une liberté formidable. «Je peux faire passer toutes mes vraies émotions dans une situation qui n’est pas réelle. C’est vraiment un processus que j’ai aimé. Ça m’a permis d’être un peu spectatrice de l’année scolaire d’Olivia. Je suis passée très près de l’épuisement professionnel il y a quelques années et j’avais du mal à comprendre ce qui m’avait autant drainée. En passant au travers du roman, en mettant tous les éléments ensemble, je comprenais mieux.»

» Julie Marcotte est enseignante au primaire dans une école de Québec.» Elle rédige aussi le blogue Joyeusescatastrophes.com.