/entertainment/stage
Navigation

Un coup de maître

Catherine Simard, Claude Montminy et Sébastien Dorval font partie de la distribution de la pièce Un coup de maître, dans une mise en scène de Marie-Hélène Gendreau (en mortaise).
Photo courtoisie Catherine Simard, Claude Montminy et Sébastien Dorval font partie de la distribution de la pièce Un coup de maître, dans une mise en scène de Marie-Hélène Gendreau (en mortaise).

Coup d'oeil sur cet article

À chaque fois qu’un artiste meurt, ses œuvres connaissent un regain de popularité. La comédie Un coup de maître, présentée cet été au Nouveau théâtre de l’île d’Orléans, aborde de façon humoristique cette réalité.

Écrite par Claude Montminy, qui, avec son partenaire Sébastien Dorval, dirige ce théâtre depuis quatre ans, Un coup de maître a été créée en 2013 au Théâtre La Marjolaine à Eastman.

C’est l’histoire d’un peintre raté et daltonien qui simulera sa mort dans l’espoir de voir le prix de ses toiles augmenter. Une mise en scène qui choquera son ami propriétaire d’une galerie d’art, mais qui changera d’idée, lorsqu’il constatera que les œuvres de son ami sont très demandées. Une situation qui lui permettra de remettre sur pied sa galerie d’art au bord de la faillite et d’aider financièrement sa fille enceinte, avec qui il essaie de renouer.

«Le peintre devra, pour cette raison, rester mort et tout le monde se trouvera coincé dans une situation qui va de pire en pire», a raconté Claude Montminy lors d’un entretien.

Folie d’interprétation

L’auteur et comédien, qui joue André Faucher, le propriétaire de la galerie d’art, sera accompagné sur scène par Catherine Simard, qui interprète sa fille Sophie, et par Sébastien Dorval dans le rôle du peintre daltonien.

La jeune comédienne a remporté en novembre dernier le prix Nicky-Roy décerné à un jeune talent prometteur de la Capitale-Nationale.

«Les comédiennes qui ont participé aux auditions étaient toutes bonnes, mais Catherine s’est démarquée avec une belle folie d’interprétation. Elle a une belle rythmique de jeu pour la comédie et ça apporte une dynamique comique qui est intéressante. Elle joue quatre personnages et c’est un élément qui apporte quelque chose de drôle au spectacle», a expliqué Claude Montminy.

Dans sa mise en scène, Marie-Hélène Gendreau a choisi de mettre en valeur les éléments de folie, de dérision et les excès d’humour associés au théâtre d’été.

Un de ses défis, avec celui de tenir le public en haleine, est de dynamiser une pièce qui se déroule dans un même lieu. Ce qu’elle a fait avec l’aménagement d’un deuxième étage au-dessus de la galerie d’art.

«Je n’aime pas qu’une même image revienne deux fois et cet espace de jeu permet des échanges qui ont lieu sur les deux paliers. Il faut faire oublier aux gens que la pièce se déroule au même endroit», a-t-elle indiqué.

Un coup de maître est présentée du 25 juin au 4 septembre au Nouveau Théâtre de l’île d’Orléans. Des forfaits souper-théâtre sont aussi proposés en association avec 10 restaurants de l’île d’Orléans.