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Régimes de pensions du Canada: Morneau s’entend avec les provinces sauf le Québec

Régimes de pensions du Canada: Morneau s’entend avec les provinces sauf le Québec
Photo Agence QMI, Sébastien St-Jean

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VANCOUVER | Le ministre fédéral des Finances, Bill Morneau, a annoncé hier soir avoir conclu un accord avec les provinces, au nombre desquelles ne figurent toutefois pas le Québec ni le Manitoba, afin de bonifier le Régime de pensions du Canada.

L’annonce a été faite à la sortie d’une rencontre avec ses homologues des provinces et des territoires à Vancouver.

Lors de la campagne électorale, les libéraux s’étaient engagés à s’attaquer au problème des revenus de retraite, estimant que l’endettement élevé des contribuables et leur pouvoir d’achat amoindri risquaient d’entraîner les Canadiens sur la voie de la précarité financière à la retraite.

Les détails n’ont pas été révélés, mais le ministre Morneau a assuré que la mise en œuvre des modifications s’amorcera en 2019 et qu’il faudra six ans avant de compléter la transition.

Pas gagné

La partie était loin d’être gagnée pour les libéraux. Un changement au Régime de pensions du Canada devait obtenir l’appui de sept provinces sur 10, qui devaient cumuler les deux tiers de la population au pays. L’accord a été conclu avec huit des provinces, le ministre des Finances du Québec, Carlos Leitao, ainsi que son homologue du Manitoba, n’ayant pas signé l’entente.

«La situation au Québec sera un peu différente, a dit M. Leitao. Mais nous partagions les mêmes idéaux que nos collègues», a-t-il expliqué pour justifier sa position.

Dans une entrevue, M. Leitao a critiqué le programme national, disant qu’il allait trop loin et qu’il était «très dispendieux», a rapporté le Globe and Mail en soirée, soulignant que le ministre des Finances du Manitoba, Cameron Friesen, ne s’était pas adressé aux journalistes après la rencontre.

Le ministre Morneau a soutenu que même s’ils n’ont pas signé l’entente lundi le Québec et le Manitoba «continuent de faire partie du processus», a rapporté pour sa part le Toronto Star. En milieu d’après-midi, alors que les ministres discutaient de la question à Vancouver, la critique de l’opposition et ancienne ministre conservatrice Lisa Raitt décriait déjà toute possibilité de bonifier les contributions des employeurs et des employés au Régime de pensions.

«Les Canadiens paient déjà trop d’impôt, ils n’ont pas besoin d’en payer plus. Une augmentation des cotisations au RPC est un impôt sur les travailleurs, les familles et les entreprises», avait affirmé Mme Raitt dans une courte déclaration.