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Un déficit d'au moins 1,4M$ pour le Centre Vidéotron

Un déficit d'au moins 1,4M$ pour le Centre Vidéotron
Photo d'archives

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Le Centre Vidéotron a enregistré en quatre mois un déficit d’exploitation d’au moins 1,4 million de dollars qui coûtera 729 000 $ aux contribuables.

L’entente entre la Ville et Québecor prévoit que la Ville est responsable de 50 % du déficit de fonctionnement du Centre Vidéotron jusqu’à concurrence du loyer annuel.

Lundi, l’administration Labeaume a confirmé que la Ville avait remboursé la totalité du loyer de 2015, qui se chiffrait à 729 000 $.

Ce qui laisse entrevoir un déficit total d’au moins 1,4 million de dollars pour quatre mois, même si les fonctionnaires de la Ville ne peuvent dévoiler les chiffres de Québecor.

«C’est pas rentable. C’est très, très majeur. On nous fait croire depuis des mois que ça va très, très bien. Le résultat nous démontre que ça ne va pas si bien que ça», a déploré le chef de l’opposition, Paul Shoiry.

Ce n’est pas une surprise, a répliqué le maire de Québec, Régis Labeaume, qui a dit lundi qu’il ne s’attendait pas à recevoir un loyer en 2015, et qui ne pense pas en recevoir un non plus en 2016.

«Aucun risque»

Ce qui importe pour lui, c’est que, dans l’entente signée avec Québecor, la Ville ne court «aucun risque», car elle a obtenu 33 millions de dollars de Québecor pour l’affichage du nom Vidéotron sur l’édifice et elle recevra 4 $ par billet vendu. «Il n’y a pas un club de la Ligue nationale de hockey qui a fait le deal qu’on a fait avec son gestionnaire d’aréna», a lancé le maire, avant de préciser qu’il s’agissait d’un «exemple».

La Ville avait quand même largement surestimé les revenus de vente de billets, a-t-il concédé.

Au bout du compte, si on calcule les bénéfices liés à la vente de billets et aux revenus de stationnement, l’amphithéâtre a rapporté 370 000 $.

Québecor a affirmé que la rentabilité viendrait plus tard. «Il était clair que la première année d’exploitation du Centre Vidéotron allait nécessiter des coûts de démarrage non récurrents. Il était également prévisible que l’exploitation d’un tel amphithéâtre requière des ajustements lors des premiers mois afin d’optimiser les activités», a fait valoir le vice-président, affaires corporatives, de l’entreprise, Martin Tremblay.