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Déficit du Centre Vidéotron: Labeaume renversé par la couverture médiatique

Déficit du Centre Vidéotron: Labeaume renversé par la couverture médiatique
Photo Le Journal de Québec, Jean-François Desgagnés

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Régis Labeaume s’est dit «dépassé», mardi, par la couverture médiatique sur le déficit du Centre Vidéotron, attribuant cela à «un autre épisode de la guerre des grands groupes médiatiques».

«De dire que c’est un échec après quatre mois, je trouve ça complètement interplanétaire», a pesté le maire de Québec lors d’un point de presse à l’hôtel de ville.

«Ça a toujours été évident pour nous que dans les quatre premiers mois, ils ne feraient pas de bénéfices. Je ne sais pas qui est surpris à part les compétiteurs (de Québecor)», a-t-il renchéri. Rappelons que la Ville remboursera le loyer de 729 000 $. En fin de compte, elle encaissera seulement 370 000 $, loin des revenus anticipés de 1,3 M$. Néanmoins, le maire persiste et signe. À l’exception des revenus de billets qui avaient été surévalués, tout cela, dit-il, était prévisible.

«C’est une entreprise qui démarre. On n’a jamais pensé que les loyers nous seraient livrés après quatre mois. Quand tu commences, t’investis puis après ça, tu commences à avoir des revenus», a-t-il ajouté, disant ne pas s’attendre à des profits avant au moins trois ans.

Un « argument de pacotille »

En critiquant les médias, le maire fait fausse route, estime Paul Shoiry. «C’est un argument de pacotille.» Le chef de l’opposition a rappelé l’importance du sujet qui a fait couler beaucoup d’encre dans les dernières années, nécessité un procès et même une loi privée pour valider le contrat de gestion.

«Maintenant, on voit les impacts du contrat. Ça, pour les contribuables de Québec, ce n’est pas une bonne nouvelle».

L’opposition a talonné le maire, en plénière, sur le secret des finances de Québecor. Le maire a de nouveau justifié l’entente de confidentialité visant à protéger la «business» et les artistes qui refusent de dévoiler leur cachet. Il assure du même souffle que le vérificateur général et la Ville ont eu accès à tous les chiffres.

Billets des Remparts

Paul Shoiry a par ailleurs été estomaqué d’apprendre que la Ville n’encaissait aucun revenu sur les billets des Remparts. La redevance de 10 % (plafonnée à 4 $) ne s’applique pas au hockey junior, a réitéré Régis Labeaume, comme il l’avait déjà dit dans le passé. Le prix doit demeurer accessible pour les familles, a-t-il fait valoir. Cette exemption n’apparaît toutefois pas au «bail hockey» signé en 2011 par QMI et la Ville de Québec.

Centre Vidéotron :

- Revenus anticipés par la Ville en 2015 : 1,3 M$

- Revenus réels : 370 000 $ (billets et stationnement)

- Québecor a payé 729 000 $ en loyer, une somme que la Ville va lui rembourser intégralement.

- L’entente entre la Ville de Québec et Québecor prévoit que la Ville est responsable de 50 % du déficit de fonctionnement du Centre Vidéotron jusqu’à concurrence du loyer annuel.

- Revenus anticipés dans le budget 2016 : 3,9 M$

(2,5 M$ en loyer)

(1 M$ en redevances pour les billets)

(435 000 $ pour le stationnement)