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Réchauffement Québec-Mexico sur fond de droits de la personne

Le président mexicain Enrique Peña Nieto et le premier ministre Philippe Couillard.
Photo Le Journal de Québec, Simon Clark Le président mexicain Enrique Peña Nieto et le premier ministre Philippe Couillard.

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Le bilan peu reluisant du Mexique en matière de droits de la personne n'a pas empêché le premier ministre Philippe Couillard de consolider, lundi, un accord de coopération avec le gouvernement mexicain.

«La meilleure façon de faire du progrès dans ce domaine-là est d'augmenter nos échanges, pas de les diminuer», a plaidé le premier ministre du Québec, à l'occasion de la visite du président mexicain Enrique

Pena Nieto, dans la capitale. Le Mexique est le quatrième partenaire commercial du Québec avec des échanges bilatéraux de 5,3 milliards; pas moins de 600 entreprises québécoises font des affaire avec le Mexique.

Les exactions commises par la police mexicaine à l'endroit des citoyens ne sont pas rares. Depuis 2006, 27 000 personnes demeurent portées disparues, selon Amnistie internationale. Le 19 juin, huit personnes sont mortes et 90 ont été blessées à l'occasion d'une manifestation dans l'État d’Oaxaca impliquant des enseignants qui exprimaient leur désaccord contre la réforme en éducation.

«Le gouvernement regrette profondément que des personnes aient perdu la vie. Une enquête sera menée par la Commission  des droits de l'homme (...) Il est clair que le gouvernement doit faire respecter la loi, ce n'est pas négociable», a expliqué le président mexicain Pena Nieto à l'occasion d'une conférence de presse.

Philippe Couillard a assuré avoir abordé la question des droits de la personne avec le président mexicain. «J'ai abordé cette question avec le président. Une résolution unanime a été adoptée par l'Assemblée nationale demandant le respect des droits de la personne. Le président développe des réformes ambitieuses pour son pays, il a tout notre soutien», a assuré M. Couillard.

Un comité d'accueil d'une vingtaine de manifestants, pour la plupart d'origine mexicaine, attendaient le président Pena Nieto à son arrivé au Château Frontenac, où il a prononcé une allocution. «Pena Nieto assassin», scandaient les manifestants.

Cette visite du président mexicain se voulait en suivi à l'accord-cadre signé en octobre 2015 par les deux gouvernements à l'occasion d'une mission du premier ministre Couillard à Mexico. Les quatre thèmes de cet accord sont la lutte aux changements climatiques, l'énergie renouvelable, la nouvelle économie et la mobilité académique.