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«Le sport m’a sauvée»

Guylaine Dumont a livré un témoignage émouvant au Temple de la renommée

L’ancienne volleyeuse Guylaine Dumont a cofondé Sport’Aide, un organisme qui favorise un environnement sain et sécuritaire pour les sportifs.
Photo courtoisie Volleyball Canada L’ancienne volleyeuse Guylaine Dumont a cofondé Sport’Aide, un organisme qui favorise un environnement sain et sécuritaire pour les sportifs.

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Guylaine Dumont a rendu un hommage bien senti à sa sœur Nathalie, vendredi à Saskatoon, dans son discours d’intronisation au Temple de la renommée de Volleyball Canada.

«C’était important que je lui rende hommage, a exprimé la grande dame du volleyball féminin. Le sport m’a permis de me défouler et m’a sauvée de la drogue et de l’alcool. Après que Nathalie a été portée disparue à l’âge de 17 ans, j’étais une fille perturbée. Je pétais parfois ma coche à mes entraîneurs et j’étais difficile à jauger.»

Avant de vivre le rêve olympique en 2004 à Athènes où elle a conquis le cœur des Canadiens en terminant au 5e rang en volleyball de plage en compagnie d’Annie Martin, Dumont a eu un parcours parsemé d’embûches.

Multiples épreuves

En plus du décès de sa sœur dont le corps a été retrouvé sept ans après sa disparition, Dumont a été victime d’une hémorragie, qui aurait pu s’avérer fatale, alors qu’elle évoluait en Italie, et un sérieux différend avec son entraîneur Mike Burchuk l’a convaincue de quitter l’équipe canadienne en 1996 et de renoncer à participer aux Jeux olympiques d’Atlanta.

Après une saison au Japon, elle se retire en 1998 pour une période trois ans avant de connaître la gloire olympique en 2004 à l’âge de 36 ans.

«Ce dont je suis le plus fière dans ma carrière, c’est d’avoir été capable de revenir au jeu avec Annie, a-t-elle confié. J’ai travaillé sur moi-même et je suis revenue avec une nouvelle perspective. Mon retour en 2001 m’a permis d’accomplir mon rêve olympique. Maman depuis un an, ce ne fut pas facile, mais je me suis organisée et ce fut magique. Parce que je suis très croyante et que je n’hésite pas à faire appel à un être supérieur, je vois ma participation aux Jeux comme un gros cadeau du ciel.»

Changements

Les événements d’Italie, sa mésentente avec Burchuk et la rencontre de son amoureux et père de ses deux filles, Gregor Jelonek, ont eu une grande importance sur la nouvelle Guylaine.

«Les événements d’Italie étaient dramatiques et ce fut le début du réveil. J’étais dure sur mon corps et j’avais peu d’empathie. Quand j’ai claqué la porte de l’équipe nationale et que j’ai raté les Jeux olympiques, ce fut difficile à digérer. Si je n’avais pas connu Gregor, j’aurais sombré dans un burn-out. Je gagnais le championnat canadien et je braillais. Je n’étais pas heureuse. Ma thérapie a été une étape cruciale.»