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Main-d’œuvre: Labeaume craint la perte d’opportunités d’affaires

Régis Labeaume était, mercredi, en transit à Paris, à l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, sur le chemin du retour vers Québec.
Photo Le Journal de Québec, Taïeb Moalla Régis Labeaume était, mercredi, en transit à Paris, à l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, sur le chemin du retour vers Québec.

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Paris | Québec risque de perdre des opportunités d’affaires si le gouvernement fédéral n’accorde pas rapidement un «statut particulier» aux Français qui désirent travailler au Québec, a prévenu Régis Labeaume.

«Le manque de main-d’œuvre à Québec, ça commence à être moins drôle. Si le fédéral ne nous aide pas et qu’il ne relaxe pas sur ses règles d’immigration, il y a des compagnies qui vont ouvrir des filiales ailleurs», a-t-il mis en garde.

Durant sa semaine de mission économique à Bordeaux, Régis Labeaume a répété le même message. Québec, qui compte un taux de chômage de seulement 4,2 %, a un cruel besoin de main-d’œuvre dans tous les domaines. Des milliers d’emplois sont à pourvoir dans différents domaines que ce soit pour des soudeurs, des cuisiniers, des ingénieures ou des informaticiens, a-t-il insisté auprès de ses interlocuteurs.

Le «statut spécial» que M. Labeaume appelle de ses vœux permettrait de faciliter et d’accélérer le processus d’immigration aux citoyens français. «En arrivant à Québec, je vais cogner à la porte et pousser fort, a-t-il annoncé. Il va falloir que le fédéral nous aide. Bill Morneau (ministre des Finances) avait une ouverture. Je vais aller plus haut et parler avec John McCallum (ministre de l’Immigration).»

Pour justifier sa nette préférence pour les citoyens français, le maire a évoqué les Arrangements de reconnaissance mutuelle (ARM), signés entre les gouvernements du Québec et de la France, pour reconnaître les diplômes dans 81 professions respectives. «Nous autres, on est opportunistes. La priorité des priorités c’est la France. Ils parlent français et ils veulent venir à Québec. Je n’ai même pas le goût d’être politiquement correct», a-t-il insisté.

Satisfait de sa mission

M. Labeaume s’est par ailleurs montré satisfait de sa mission bordelaise, au cours de laquelle il a multiplié les rencontres avec les décideurs politiques et économiques. Mardi soir, les six entreprises de Québec qui l’accompagnaient ont également dressé un bilan positif de leurs contacts avec leurs vis-à-vis français.

Vincent Lafortune, président d’Un Monde Exquis, société spécialisée dans le développement de projets autour du vin et de la gastronomie, a soutenu «qu’accompagner Régis dans cette tournée a fait en sorte que j’ai pu avoir mes rendez-vous. C’est rare qu’on signe (des contrats) lors d’activités comme ça. Par contre, il y a de l’intérêt et de l’ouverture».