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Décès subit d’un «passionné de politique»

Notre chroniqueur J.Jacques Samson est décédé chez lui mercredi soir

jean-jacques samson
Archives Le Journal de Québec, René Baillargeon J.Jacques Samson

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Le réputé chroniqueur et analyste politique du Journal J.Jacques Samson est décédé mercredi à l’âge de 66 ans, de façon subite à son domicile lévisien.

L’information a été communiquée au Journal par sa fille Mélanie. «Nous sommes sous le choc. C’est vraiment très soudain. Il n’avait pas de problème de santé majeur», nous a-t-elle indiqué, très émue. Cette dernière a parlé de son père comme «d’un passionné de son travail, qui vivait pour l’actualité. Écrire, c’était sa vie», a-t-elle ajouté.

J.Jacques aimait également parler de politique sur diverses tribunes. Depuis nombre d'années, on pouvait entendre régulièrement ses analyses sur les ondes de LCN et à la radio notamment.

Le défunt chroniqueur Jean Lapierre ainsi que J.Jacques Samson lors de la présentation des perspectives économiques 2015, au Capitole de Québec.
Photo d'archives, Le Journal de Québec
Le défunt chroniqueur Jean Lapierre ainsi que J.Jacques Samson lors de la présentation des perspectives économiques 2015, au Capitole de Québec.

Au cours des dernières années, M. Samson se consacrait quasi exclusivement à la chronique. «Il n’avait plus vraiment de tâches administratives. Il se consacrait à l’opinion et aux choses qu’il aimait vraiment. Il avait beaucoup de bonheur à faire ça», a soutenu Mélanie.

Décrivant également son père comme «un amoureux de la langue française», Mélanie a ajouté que «le plus bel héritage qu’il nous a légué est celui de l’éducation». J.Jacques Samson était père de deux enfants – Mélanie et Rémi – et grand-père d’un petit garçon de deux ans et demi. «Il était très fier de son petit-fils», a mentionné Mélanie.

Les chroniqueurs J.Jacques Samson et Karine Gagnon, en entrevue éditoriale avec le maire de Québec, Régis Labeaume, à son bureau de l’hôtel de ville, le 3 septembre 2010.
Photo d'archives, Le Journal de Québec
Les chroniqueurs J.Jacques Samson et Karine Gagnon, en entrevue éditoriale avec le maire de Québec, Régis Labeaume, à son bureau de l’hôtel de ville, le 3 septembre 2010.

Chasseur et pêcheur

Outre sa passion connue pour la politique, J.Jacques était également un mordu de chasse et, dans une moindre mesure, de pêche. «Il chassait le chevreuil depuis 20, 25 ans. Cet automne, il planifiait un voyage pour Anticosti. Il aimait aussi la chasse au petit gibier», a décrit sa fille Mélanie.

Photos d’archives, Jean-François Desgagnés et daniel mallard 
Notre chroniqueur J.Jacques Samson et le ministre des Finances de l’époque, Raymond Bachand, lors de la présentation du budget du gouvernement Charest, le 30 mars 2010.
Photo d'archives, Le Journal de Québec
Photos d’archives, Jean-François Desgagnés et daniel mallard Notre chroniqueur J.Jacques Samson et le ministre des Finances de l’époque, Raymond Bachand, lors de la présentation du budget du gouvernement Charest, le 30 mars 2010.

Deltell attristé

Joint tard mercredi soir, le député conservateur Gérard Deltell a exprimé sa «grande tristesse» en apprenant cette nouvelle. «Je le connais depuis toujours. Jeune journaliste à TQS, je l’ai côtoyé lors de la campagne municipale de 1989 du maire L’Allier. Je peux vous dire que j’étais très impressionné par nos discussions», a-t-il relaté.

M. Deltell se rappelle avoir dîné avec J.Jacques il y a six mois, lorsque ce dernier préparait une chronique sur lui. «L’image que j’ai de lui est vraiment celle d’un passionné de politique provinciale, fédérale et municipale. Il est toujours resté très actif», a soutenu le député et ancien journaliste.

Selon lui, le passage de J.Jacques du Soleil au Journal de Québec, en 2004, «a donné beaucoup de crédibilité aux pages politiques du Journal».

J.Jacques Samson s’était rendu à Rome pour couvrir l’élection du nouveau pape, en 2013.
Photo d'archives, Le Journal de Québec
J.Jacques Samson s’était rendu à Rome pour couvrir l’élection du nouveau pape, en 2013.

Une grande carrière

  • Né à Lévis le 28 avril 1950
  • Il travaille pendant de nombreuses années sur la colline Parlementaire à Québec en tant que journaliste
  • Il quitte Le Soleil, où il a passé une bonne partie de sa carrière, en 2004 pour se joindre au Journal de Québec
  • En février 2013, sa chronique Les parasites de l'ASSÉ, au sujet de la grève étudiante, fait polémique
  • Sa dernière chronique, Grenouille dans le pipeline, est publiée dans nos pages le 26 juin dernier