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Prélèvement de 30 millions de litres d’eau: un impact «minime» pour Anticosti, dit le ministre Heurtel

David Heurtel
Photo d'archives, SIMON CLARK David Heurtel

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QUÉBEC – Le gouvernement Couillard reconnaît que le pompage de 30 millions de litres d’eau sur l’île d’Anticosti pour la réalisation de forages exploratoires aura un impact sur l’environnement. Il soutient toutefois que cet impact est «minime» et «acceptable dans les circonstances».

Le ministre de l’Environnement, David Heurtel, a indiqué mercredi qu’une analyse produite par son ministère et celui de la Faune et validée par un comité d’experts externe en était arrivée à la conclusion «qu’on pouvait aller de l’avant au niveau de l’exploration».

«C’est sûr qu’il y a un impact, mais cet impact a été jugé acceptable au niveau de l’analyse scientifique qui en a été faite», a déclaré M. Heurtel à l’entrée du Conseil des ministres.

«Ç’a été jugé acceptable dans les circonstances, mais il va y avoir un suivi qui va être fait constamment pour s’assurer justement qu’il n’y a pas un impact néfaste sur les saumons ou sur la rivière dans son ensemble», a-t-il ajouté.

Des environnementalistes et des citoyens ont dénoncé la décision de Québec d’autoriser le prélèvement de 30 millions de litres d’eau dans les rivières de l’île d’Anticosti pour la réalisation de trois forages exploratoires avec fracturation hydraulique. Ils craignent les impacts que le pompage de cette eau pourrait avoir sur la population de saumons de l’île.

À la suite des craintes suscitées par le prélèvement d’eau, l’entreprise Pétrolia, qui procédera aux forages, s’est voulue rassurante en affirmant que des mesures d’atténuation avaient été prises pour minimiser l’impact du pompage.

Dans une lettre envoyée aux médias mardi, elle a indiqué que la captation d’eau se fera au moment où le débit des rivières est le plus élevé, ce qui «permettra d’éviter tout impact sur le réseau hydrique et la faune ichtyenne».

À titre d’exemple, Pétrolia a mentionné que le prélèvement moyen dans la rivière Jupiter sera de l’ordre de 7,5 litres par seconde, alors que la rivière a un débit moyen de 726 litres par secondes lorsque son niveau est le plus bas.

«Cela ne représente que 1 % du débit de cette rivière en période d’étiage (le plus bas niveau pour ce cours d’eau), alors que nous ferons la captation au moment de la crue, soit durant le plus haut niveau d’eau pour la rivière Jupiter», a fait valoir la compagnie.

Pétrolia a également mentionné que le calendrier et la méthode de prélèvement de l’eau tiendraient compte des périodes de montaison du saumon. De plus, les litres d’eau qui seront utilisés lors de la fracturation hydraulique seront traités et analysés avant d’être déversés dans le golfe du Saint-Laurent.