/news/society
Navigation

Le maire se fait voler ses plants de tomates à donner

Il offre 100 $ à quiconque révèle l’identité du voleur

Saint-Calixte
Photo collaboration spéciale, MIchel Harnois Le maire de Saint-Calixte, Louis-Charles Thouin, s’est fait voler des plants qu’il avait mis devant chez lui afin d’offrir gratuitement des légumes.

Coup d'oeil sur cet article

SAINT-CALIXTE | Un maire d’une petite municipalité de Lanaudière offre 100 $ à quiconque dévoilera l’identité de celui qui lui a dérobé ses plants de légumes à donner.

Le maire de Saint-Calixte souhaitait venir en aide aux démunis de son village en installant un jardin de partage devant son domicile. Mais depuis le début de la saison, il s’est fait voler deux fois.

«Quand je me suis fait voler la première fois, je pensais que c’était parce que les consignes n’étaient pas claires, raconte le maire Louis-Charles Thouin. J’ai fait faire une deuxième affiche avec plus de détails, mais une semaine plus tard, je me suis encore fait voler.»

Tomates volatilisées

Sur Facebook, le maire a promis une récompense de 100 $ à quiconque révèlerait l’identité du ou des voleurs, mais il n’a pas l’intention de porter plainte à la police.

«Je ne suis pas amer envers le voleur, dit M. Thouin. Cependant, je ne voudrais pas que cet incident nuise au mouvement citoyen que j’essaie de créer.»

Le 23 juin dernier, en allant arroser ses légumes le matin, M. Thouin s’est rendu compte que des plants de tomates avaient été subtilisés.

«Les malfaiteurs ont pris soin de ne prendre que quelques plants et comme ils étaient en pots, c’était relativement facile de partir avec», reconnaît-il.

Le maire avait installé dans un stand devant sa maison sept à huit plants de tomates, quatre ou cinq plants de concombres, des fines herbes, des poivrons verts et trois plants de fraises.

Au total, une trentaine de plants ornaient la devanture de la résidence de M. Thouin.

«Lors du deuxième vol, le 3 juillet, ils sont partis avec un plant de tomates et avec les deux gros pots de fleurs qui décoraient le kiosque. À moins qu’ils soient des mangeurs de fleurs, on suppose qu’il s’agit d’un mauvais coup fait par des profiteurs», ironise M. Thouin.

Suivre le mouvement

C’est l’hiver dernier que Louis-Charles Thouin a eu l’idée de faire un potager devant sa résidence afin de partager le fruit de ses récoltes avec les moins nantis de sa communauté. Il s’inspirait d’un mouvement européen dont il a pris connaissance sur internet.

«On ne s’en rend pas compte, mais faire un potager, ça coûte cher et ce n’est pas tout le monde qui peut se payer des fruits et légumes frais. Plus il y aura des citoyens qui feront comme moi, moins il y aura de gens qui mangeront des légumes en conserve», espère Louis-Charles Thouin.