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La petite maison blanche: un symbole de courage

Sylvain Genest est le petit-fils de feu Jeanne d’Arc Lavoie Genest, qui était propriétaire­­ de la «petite maison blanche» lors du déluge de 1996. La résidence 
a ­ été transformée en musée en 2005.
Photo Le Journal de Québec, Annie T Roussel Sylvain Genest est le petit-fils de feu Jeanne d’Arc Lavoie Genest, qui était propriétaire­­ de la «petite maison blanche» lors du déluge de 1996. La résidence a ­ été transformée en musée en 2005.

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Symbole de courage lors des inondations, la petite maison blanche est devenue «l’icône du Saguenay» et une «marque de commerce», se réjouit le petit­­-fils de la défunte propriétaire, aussi gestionnaire du musée qui s’y trouve.

Le ciel brille sur le quartier du Bassin, à Chicoutimi, lorsque Le Journal se rend au 441, rue Gédéon. La petite maison blanche trône au sommet d’un parc majestueux,­­ derrière lequel se trouvent la rivière Chicoutimi et le barrage d’Abitibi-Price. De la porte arrière s’écoule une chute d’eau artificielle, qui se jette dans les sillons du roc apparent.

À l’aube des commémorations des 20 ans du déluge, ne tentez pas d’arracher des larmes à celui qui tient les rênes du musée. Sylvain Genest est le petit-fils de Jeanne d’Arc Lavoie Genest qui, à l’âge­­ de 80 ans, a dû être évacuée de sa petite maison blanche. On connaît la suite: alors que la plupart des bâtiments du quartier sont emportés par les crues, la coquette demeure résiste.

Personne ne retournera y vivre. Jeanne d’Arc Lavoie Genest décède deux mois après le déluge. L’actuel musée ouvre ses portes en 2005, garni de maquettes, objets­­ d’époque, audioguide et documentaire. Des «robots animés» de Jeanne d’Arc Lavoie Genest et de son défunt mari­­, Alyre Genest, se retrouvent dans deux pièces différentes, aménagées et décorées­­ comme à l’époque.

Sylvain Genest est le petit-fils de feu Jeanne d’Arc Lavoie Genest, qui était propriétaire­­ de la «petite maison blanche» lors du déluge de 1996. La résidence 
a ­ été transformée en musée en 2005.
Photo d'archives, Le Journal de Québec

Enthousiasme

Tout au long de la visite, Sylvain Genest répète à quel point son offre est populaire et vante ses nombreux produits dérivés à l’effigie de la bâtisse, qui se vendent «comme des petits pains chauds». Il présente le «fameux sous-sol qui a résisté à l’inondation» et insiste sur le fait que le monde «capote».

«Si vous revenez cet été, vous allez voir, c’est plein de monde. Il y en a partout partout­­ partout. Ça prend des photos, des photos, des photos, lance-t-il, ravi. Les gens rentrent ici et ils sont là: Oh, mon Dieu, la petite maison blanche ! Ça fait mon affaire, je suis en business.» Vingt ans après le déluge qui a complètement détruit le quartier, Sylvain Genest a visiblement tourné la page.

«[La petite maison blanche], ça représente la résilience des Saguenéens. Mais de là à dire que la maison blanche évoque de mauvais souvenirs? Peut-être chez certaines personnes qui ont perdu leur maison... mais ça commence à faire longtemps. Les plaies commencent à être [cicatrisées].»