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Le déluge 20 ans plus tard: «Révolté contre le gouvernement du Québec»

Marcel Boivin et sa femme, Laurette Pelletier, attendent toujours de l’aide du gouvernement.
Photo Le Journal de Québec, Annie T Roussel Marcel Boivin et sa femme, Laurette Pelletier, attendent toujours de l’aide du gouvernement.

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«Révolté contre le gouvernement du Québec», un couple d’entrepreneurs se bat depuis maintenant 20 ans pour obtenir la compensation financière qui lui est due à la suite de la destruction de son commerce causée par la mauvaise gestion des barrages de la rivière Chicoutimi.

Propriétaires de la Clinique du jeûne au bord de la rivière Chicoutimi, Marcel Boivin et sa conjointe Laurette Pelletier ne sont toujours pas en mesure de passer à autre chose. Le Déluge du Saguenay est encore au centre de leurs préoccupations.

L’inondation principalement causée par la mauvaise gestion du réservoir Kénogami a lessivé leur entreprise. Ceux qui habitent en face de leur commerce ont pu bénéficier du dédommagement provenant du recours collectif des citoyens pour leur résidence.

Or, leur entreprise de seulement deux employés a été forcée de participer à la poursuite qui impliquait notamment Alcan, le CN et Abitibi-Console réclamant un montant de 67 M$ au gouvernement du Québec. La Clinique du jeûne se retrouve donc bien malgré elle dans un imposant bras de fer entre des multinationales et l’État.

670 000 $

Évaluée à 812 000 $ en 1996, l’entreprise n’est plus que l’ombre de ce qu’elle était. Un premier montant de 144 000 $ du gouvernement du Québec avait d’abord permis la réouverture d’une partie de la clinique un an après le déluge, mais le bras de fer judiciaire fait en sorte que le couple est toujours en attente des 670 000 $ non remboursés.

«Je suis révolté contre le gouvernement du Québec, c’est une injustice flagrante, ils nous traitent comme de la merde», lance M. Boivin maintenant âgé de 71 ans.

Victimes des gros

Propriétaire d’une entreprise de plomberie, Clément Gaudreault n’a toujours pas été indemnisé non plus de la perte de son fonds de commerce. L’entreprise J.O. Gaudreault «s’est virée de bord» au lendemain du Déluge. «Si on avait attendu après le gouvernement, on serait ben mort», lance Clément Gaudreault.