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Non-responsabilité criminelle demandée pour le meurtre d’un touriste français

Les victimes, Joachim et Arlette Aracil.
Photo courtoisie Les victimes, Joachim et Arlette Aracil.

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Accusé de meurtre et de tentative de meurtre sur un couple de touristes français, Sylvain Fournier subira un très court procès d’une seule journée puisque la Couronne ne contestera pas le rapport d’un expert déclarant l’accusé non responsable criminellement.

Il y a un an, le 12 juillet 2015, Joachim et Arlette Aracil, respectivement âgés de 82 et 76 ans, étaient gratuitement agressés dans un logement de la rue de Mazenod dans St-Sauveur. Sans aucune raison, Sylvain Fournier était monté dans l’appartement emprunté par les touristes à l’occasion d’un voyage à Québec pour visiter leur fille avant de les attaquer à coups de couteau.

Joachim Aracil est décédé sur les lieux alors que sa conjointe, Arlette, a eu la vie sauve grâce à l’intervention d’un voisin. Après plusieurs mois de réadaptation, cette dernière est finalement retournée en France.

Non responsable criminellement

Lors d’une conférence préparatoire en prévision du procès qui aura lieu le 8 septembre prochain, les avocats des deux parties ont consenti à une série d’éléments afin de faire évoluer le dossier rapidement. Ainsi, dans une procédure «non conventionnelle» lors d’un procès pour meurtre, la cause sera entendue devant un juge seul plutôt que devant un jury.

De plus, puisque l’ensemble des faits est accepté par les deux parties, aucun témoin ne sera entendu pendant cette partie du procès.

L’accusé de 42 ans qui est incarcéré à l’Institut de santé mentale de Québec depuis le meurtre a également été évalué par un psychiatre expert établissant dans un rapport de 40 pages que ce dernier est non responsable criminellement des gestes qu’il a commis.

Une fois de plus, le procureur de la Couronne, Guillaume Michaud, ne s’opposera pas aux conclusions de l’expert psychiatre de sorte que c’est le juge, le gardien du droit, qui entérinera ou non les conclusions de l’expert.

Le procès prévu pour une seule journée le 8 septembre se tiendra tout de même devant la victime, Arlette Aracil, qui a manifesté le désir de faire le voyage de la France pour y assister, ainsi que devant la fille des victimes qui habite maintenant Québec.