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« Je ne pensais pas être inspiré si longtemps » -Julien Clerc

En spectacle au FEQ jeudi soir, Julien Clerc prévoit retourner en studio dans les prochaines semaines.
AFP En spectacle au FEQ jeudi soir, Julien Clerc prévoit retourner en studio dans les prochaines semaines.

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À 68 ans, Julien Clerc garde son cœur de rockeur. La retraite, ça ne fait pas partie de ses plans à long terme. «Je n’arrête jamais», confie celui qui s’étonne d’avoir encore autant de créativité après un demi-siècle de carrière.

Il faut l’entendre énumérer les projets sur lesquels il planche actuellement pour convenir que Julien Clerc fait tout sauf se la couler douce à l’aube de ses 70 ans.

Le Parisien d’origine a déjà commencé le travail pour donner un successeur à son plus récent album, Partout la musique vient, paru en 2014. Présentement à l’étape de l’écriture, il prévoit entrer en studio aussi tôt que l’hiver prochain. Il a aussi fourni trois chansons pour le prochain album du grand Serge Lama. Il a aussi composé, avec Carla Bruni, une chanson destinée à Isabelle Boulay.

«Quand j’ai sorti mon premier disque en 1968, je ne pensais pas que j’aurais de l’inspiration si longtemps. Je suis étonné tous les matins, quand je me mets à mon piano, d’être encore capable d’inventer une chanson avec une certaine fraîcheur d’esprit. Pour moi, c’est une bonne surprise. Donc, comme j’arrive à le faire sans trop de mal, je continue, ma foi.»

S’il est assidu à sa carrière, Julien Clerc l’est moins envers celle, naissante, de sa fille Vanille. C’est volontaire, dit l’artiste, qui préfère que sa progéniture de 27 ans, qui a fait paraître une première chanson, Moi garçon, en février, fasse son chemin seule.

«Elle me fait toujours écouter ses chansons à la guitare quand elle vient de les faire. Je lui dis ce que j’en pense et ça s’arrête là. Ce ne serait pas l’aider de m’investir plus que ça», révèle Clerc.

Ses premières Plaines

Ce sera une première au Festival d’été pour Julien Clerc. En entrevue, le Français a fait comme bien d’autres artistes avant lui et demandé combien de personnes le site des plaines d’Abraham peut accueillir.

Il a aussi révélé avoir fait ses devoirs avant d’assurer la première partie de Fred Pellerin.

«Je suis allé le voir à Paris dans un théâtre et j’avais beaucoup aimé. Mais je ne pensais pas qu’il faisait des endroits aussi grands», dit-il.

S’il vient moins souvent qu’auparavant au Québec, Julien Clerc dit avoir gardé le contact avec quelques amis d’ici. Principalement Luc Plamondon, qui a écrit ses grands succès des années 1980, et Robert Charlebois.

«Je me rappelle un concert avec Charlebois qu’on avait fait au Québec et en France. Je m’en souviens bien parce que c’était exceptionnel et que nous n’en avons pas beaucoup fait tous les deux.»

Julien Clerc, en concert sur les plaines d’Abraham le 14 juillet, à 19 h 30.