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Duran Duran fait revivre les années 80

Duran Duran déballe tous ses succès et rend un lumineux hommage aux victimes de Nice

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La nostalgie des années 80 a frappé fort vendredi soir sur les plaines d'Abraham. Lors d'un généreux concert marqué par un émouvant hommage aux victimes de l'attentat de Nice, Duran Duran a fait danser et chanter des festivaliers qui ont replongé avec bonheur dans leurs souvenirs d'adolescence.

Simon Le Bon, Roger et John Taylor – Nick Rhodes était absent pour des raisons familiales – n'ont pas été chiches des succès que l'on avait découverts en vidéoclips à l'époque des chandails Vuarnet et des cheveux aspergés de laque.

À l'exception de New Moon on Monday, malheureusement mise de côté pour cette toute première visite de Duran Duran à Québec, ils les ont tous joués, de Hungry Like the Wolf et A View to a Kill à The Reflex et une éclatante finale avec Rio au terme de laquelle les fans ont longuement acclamé le groupe.

«Ça nous a pris du temps avant de venir à Québec, mais on vous promet qu'on reviendra rapidement», a lancé Simon Le Bon.

Photo Le Journal de Québec, Jean-François Desgagnés

«VOULEZ-VOUS COUCHER AVEC JOHN?»

Le concert avait pourtant pris son envol timidement, avec la pièce-titre de Paper Gods, leur plus récent album. Cependant, la ferveur a vite monté d'un cran chez les «Durannies» quand le groupe a enchaîné avec Wild Boys, qui nous a donné l'occasion de voir que la complicité entre Le Bon et John Taylor opère toujours sur les planches.

Très énergique, Simon Le Bon a eu besoin de quelques pièces pour placer sa voix, plutôt éraillée en début de parcours. Il a repris le rythme durant Come Undone, qui a vu les Plaines balancer les bras à l'unisson.

Question de faire honneur à leur réputation de séducteurs, Le Bon a profité d'un enchaînement pour demander à la foule, en français, si quelqu'un voulait coucher avec le beau John, avant d'inciter les fans à danser sur Notorious.

LES PLAINES S'ILLUMINENT

En bons ressortissants des années 1980, les membres de Duran Duran ont débarqué avec une mise en scène qui mettait à profit des canons à confettis et des jeux de lumière sophistiqués.

Mais les plus belles lumières, elles sont apparues au rappel, quand Le Bon a tenu à nous rappeler que l'horreur avait encore frappé, jeudi, à Nice. «Nous voulons jouer une chanson qui symbolise comment le bien peut triompher du mal», a-t-il dit avant de demander aux spectateurs d'allumer leurs cellulaires pour la ballade Save a Prayer.

La réponse unanime des festivaliers, qui ont fait briller les Plaines de mille feux, nous a donné la plus belle image de ce 49e Festival d'été, en plus de fournir la preuve que la musique, comme l'a souligné le chanteur, peut encore unir les humains.

Bryan Ferry

Bryan Ferry s'est présenté devant un public à conquérir sur les Plaines. Une très large portion de la foule semblait ne pas trop connaître le répertoire du crooner de 70 ans, figure marquante du glam rock des années 1970, d'abord avec Roxy Music puis en solo.

Qu'à cela ne tienne, le flegmatique Ferry, discret et bien en contrôle même si ses cordes vocales trahissent légèrement son âge, a offert ce qui a certainement été la meilleure première partie vue au Festival d'été cette année.

Après avoir donné un bon rythme à sa prestation avec Slave to Love et la dansante Don't Stop the Dance, Ferry, secondé par un groupe de musiciens et de choristes de tout premier ordre, a amorcé une belle exploration du répertoire de son ancien groupe avec l'électrique Ladytron.

Déjà, on pouvait remarquer la remarquable cohésion entre les protagonistes sur scène. Du lot, c'est la saxophoniste Jorja Chalmers, formidable durant l'épique If There Is Something, qui a retenu l'attention. Elle a d'ailleurs reçu des applaudissements chaleureux quand Ferry l'a présentée.

Le plaisir des oreilles a ensuite été décuplé quand Ferry a aligné les More Than This, Love Is the Drug et Virgina Plain, avant de nous dire au revoir en empruntant Jealous Guy à John Lennon.

Neil Finn

Il a fallu attendre la dernière ligne droite du tour de chant de Neil Finn pour que la rencontre entre l'artiste néo-zélandais, en mode blagueur, et le public de Québec produise des étincelles.

C'est arrivé quand sa dynamique version d'I Got You, de son défunt groupe Split Enz, a été suivie par la chanson que tout le monde attendait, nulle autre que Don't Dream It's Over, de son autre défunt groupe, Crowded House. Finn a ensuite conclu en beauté en convainquant la foule de chanter Better Be Home Soon avec lui.

Finn, 58 ans, s'est pointé à Québec en famille. Ses fils Liam et Elroy, de même que sa femme Sharon, l'accompagnaient sur scène. Liam s'est d'ailleurs assuré que son papa ne meure pas de soif en lui vidant dans la gorge le contenu d'une canette de bière du commanditaire du festival. Sympathique!

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