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Des mesures d’urgence qui ont fait leurs preuves

Les autorités étaient prêtes à faire face à la situation

Un camp pour les sinistrés pouvait accueillir provisoirement plusieurs centaines de victimes des inondations du Saguenay à la base militaire de Bagotville.
Photo d’archives Un camp pour les sinistrés pouvait accueillir provisoirement plusieurs centaines de victimes des inondations du Saguenay à la base militaire de Bagotville.

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Si le déluge du Saguenay devait se produire aujourd’hui, la Sûreté du Québec déploierait la même structure d’urgence que lors du sinistre de 1996. À quelques détails près.

Tous les experts consultés par Le Journal sont d’accord: les autorités étaient prêtes à faire face au déluge en 1996. La structure des mesures d’urgence de la Sûreté du Québec – qui comprend un poste de commandement à proximité du drame, un centre d’opérations régionales et, en cas de force majeure, un centre de contrôle à Montréal – est encore utilisée à ce jour

«C’était bon en 1996 et c’est encore bon. On l’a fait en 2013 pour les événements de Lac-Mégantic, on l’a fait également à L’Isle-Verte», illustre le capitaine Patrick Mar­chand, à la direction des mesures d’urgence pour la Sûreté du Québec.

À cette structure se greffait, au Saguenay, l’opération «Éphémère», destinée aux inondations et autres catastrophes naturelles. Dans de telles situations, la SQ a généralement pour mandat de procéder à l’évacuation, la protection et la réintégration des lieux après le sinistre.

«C’est une des plus vieilles opérations, à la Sûreté du Québec. Au Québec, on vit des inondations à différents niveaux depuis longtemps. On la déploie chaque année», explique-t-il, précisant que le nombre d’effectifs mobilisés dépend évidemment de l’importance du sinistre.

Plus d’équipement

Au fil des ans, la structure s’est améliorée, principalement sur le plan technique. «On a une capacité aéroportée un peu plus grande, on a trois hélicoptères», dit le capitaine Marchand, rappelant qu’un seul engin avait survolé le Saguenay il y a 20 ans.

« Super plan »

Sur le plan logistique, la SQ peut compter depuis la catastrophe de Lac-Mégantic sur le plan de «Catastrophe majeure». Ce «super plan» a pour rôle de favoriser les communications et la coordination entre les différents partenaires impliqués, tout en soutenant les autres opérations mises en branle par la SQ sur le plan logistique.

À titre d’exemple, lors de l’écrasement d’avion qui a coûté la vie au chroniqueur Jean Lapierre et à ses proches, la SQ a déclenché la structure d’enquête «Filet-IV», qui s’applique lors de décès multiples, ainsi que «Taon», destinée aux écrasements d’avions. Pour chapeauter le tout, ils ont fait appel au «plan suprême», soit «Catastrophe majeure».