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«Un coup dur» à oublier

Une ex-conseillère municipale a vu son immeuble de logements être emporté par les eaux

Le secteur du Bassin, à Chicoutimi, où se trouvait la petite maison blanche, a été le plus touché.
Photo d’archives Le secteur du Bassin, à Chicoutimi, où se trouvait la petite maison blanche, a été le plus touché.

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Bien connue dans la région, l’ex-con­seillère municipale Marina Larouche a vu son immeuble de 18 logements du quartier du Bassin, à Chicoutimi, disparaître sous ses yeux. Un «coup dur» qu’a tâché d’oublier le plus rapidement possible l’ancienne élue.

Propriétaire d’un imposant immeuble de logements situé à quelques mètres de la petite maison blanche, Marina Larouche essaie encore aujourd’hui d’éviter de parler de la perte qu’elle a subie il y a 20 ans. D’abord convaincue qu’elle serait épargnée, la dame s’était vite rendue à l’évidence devant la force des eaux en juillet 1996.

«Quand la rivière a débordé, j’ai bien vu que l’eau arrivait en plein centre du bloc et qu’il allait finir par partir. Il a résisté longtemps, presque deux jours, mais le milieu est tombé et il est parti au complet», relate-t-elle.

Malgré la perte, Mme Larouche avait surtout une pensée pour ses résidents. «Mes locataires faisaient bien plus pitié que moi. Il y en a qui n’avaient même pas ramassé leur permis de conduire quand l’eau a décollé. Ils sont sortis de là avec rien», se souvient la dame.

Mme Larouche a donc aidé ses locataires en achetant un autre terrain pour cons­truire un immeuble de huit logements, loués aux sinistrés de son bloc. Mais comme unique propriétaire d’un immeuble de logements privé détruit par le déluge, elle affirme avoir perdu beaucoup.

«Le gouvernement comprenait difficilement nos demandes, explique-t-elle. «Ç’a été un coup dur, mais on a tâché de l’oublier le plus vite possible, c’est pour ça que je n’en parle jamais.»

Retour au Bassin

Sinistrée lors du déluge, la pharmacienne du quartier du Bassin Fabienne Gravel avait rapidement décidé de rouvrir son commerce après le sinistre. «On s’est demandé ce qu’on pouvait faire pour montrer que ce n’était pas dangereux. Moi, je voyais ma clientèle qui s’en allait», explique la pharmacienne.