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Des bactéries de Québec utilisées jusqu’en Asie

Rodrigue Dubar, cofondateur et PDG de SyntBioLab, une entreprise en démarrage de l’Université Laval.
PHOTO COURTOISIE Rodrigue Dubar, cofondateur et PDG de SyntBioLab, une entreprise en démarrage de l’Université Laval.

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L’entreprise émergente de l’Université Laval SyntBioLab vient de recevoir un coup de pouce du réseau Anges Québec pour conquérir de nouveaux marchés.

L’entreprise, qui développe de nouvelles souches de bactéries pour améliorer les processus manufacturiers, a été fondée en 2013.

«Notre plus important client au Québec est Agropur où l’on travaille avec les unités de production fromagère», a expliqué Rodrigue Dubar, cofondateur.Tout en utilisant une approche sans OGM, SyntBioLab arrive à rendre les bactéries utilisées dans la fabrication de fromage résistantes aux virus qui les attaquent.

De plus, cette entreprise travaille en étroite collaboration avec l’entreprise américaine Epibiome, spécialisée dans la désinfection de pis de vache par des bactéries.

Cette PME québécoise, en pleine croissance, réalise près de 20 % de son chiffre d’affaires au Canada. L’essentiel de ses échanges se fait à l’étranger: États-Unis, Europe et Asie.

Notoriété mondiale

«On isole des virus naturels. Ce qu’il faut savoir avec les phages, c’est qu’il s’agit de l’identité biologique la plus présente. Si vous prenez un verre d’eau dans le fleuve, il y a plus de phages là-dedans que d’humains sur la planète», a poursuivi M. Dubar.

L’équipe de cette PME se compose de quatre personnes, dont trois scientifiques issus du laboratoire de recherche du Dr Sylvain Moineau de l’Université Laval qui est connu mondialement pour son expertise dans le domaine des bactériophages.

En septembre, l’entreprise déménagera dans de nouveaux locaux dans le Parc technologique du Québec métropolitain. L’un des deux nouveaux investisseurs est Sébastien A. Guay, membre du réseau Anges Québec.