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Le retour de l'enfant prodigue

Le pianiste Charles Richard-Hamelin sera accompagné par Kent Nagano et l’OSM pour la première fois de sa carrière le 5 août à Joliette.
Photo courtoisie Elizabeth Delage Le pianiste Charles Richard-Hamelin sera accompagné par Kent Nagano et l’OSM pour la première fois de sa carrière le 5 août à Joliette.

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Joliette | Après avoir remporté la deuxième place d’un des concours de musique les plus prestigieux au monde et avoir fait ensuite le tour du monde, le pianiste virtuose Charles Richard-Hamelin sera de retour devant les siens le 5 août prochain au Festival de Lanaudière.

Médaillé d’argent au concours de piano­­ Frédéric-Chopin de Varsovie en octobre dernier, Charles Richard-Hamelin­­ a vu sa vie transformée en véritable tourbillon alors que les engagements se sont succédé aux quatre coins de la planète.

«Avant, même étudiant, je donnais environ 40 à 50 concerts dans de petites salles au Québec et au Canada, mais cette année j’aurai donné plus de 80 concerts dans 10 pays», confirme le pianiste de 26 ans qui vient tout juste de terminer ses études.

Une enfance normale

Charles Richard-Hamelin est né à Ste-Agathe et la famille de classe moyenne s’est installée peu après à ­Joliette, dans Lanaudière. Il y a vécu dès l’âge de 5 ans et a fréquenté l’école publique. Son père, Robert Hamelin, un pianiste amateur, l’a initié au piano à 4 ans, mais n’a jamais poussé son ­enfant à travailler plus qu’il ne le faut.

«Moi, j’aimais jouer au Gi Joe ou aux Légos et le piano faisait aussi partie de mes loisirs. J’ai eu des cours de piano jusqu’à mes 18 ans», dit-il.

Un nom prédestiné

Plusieurs croient à tort que Charles Richard-Hamelin est le fils de Marc-André Hamelin, l’un des plus grands pianistes au monde qui a fait une carrière­­ flamboyante sur la scène ­internationale.

«C’est souvent la première question que l’on me pose. J’aurais bien aimé puisque j’admire ce pianiste, mais mon père, que j’admire autant, et mes professeurs m’ont permis de développer cette passion du piano», confie-t-il

Des horaires compliqués

«Je n’ai presque plus de temps de respirer­­ et de travailler à la maison. Souvent, je vais apprendre les nouvelles pièces que je dois jouer dans les prochains mois durant mes tournées à l’extérieur», indique celui qui travaille son piano environ huit heures par jour.

Au cours de sa tournée, le jeune pianiste­­ a été soumis à des horaires incroyables­­, donnant par exemple un concert le lundi en Pologne et un autre le mardi en France.

«Je me souviens d’être allé jouer en Allemagne­­ pour ensuite me diriger vers le Japon pour un autre concert et finalement revenir par l’océan Pacifique et traverser tout le Canada pour revenir à la maison. C’est en survolant le pays que je me suis rendu compte que je venais de faire le tour du monde en quelques jours», dit-il, un sourire dans la voix.

Des retrouvailles attendues

Depuis son récent succès interna­tional et sa tournée mondiale, Charles ­Richard-Hamelin n’était pas retourné dans son coin de pays. C’est comme soliste­­ invité avec Kent Nagano et l’OSM qu’il retrouvera son public, en plein air, sur la scène de l’amphithéâtre Fernand Lindsay au Festival de Lanaudière.

Un disque enregistré au palais ­Montcalm à Québec en mai dernier ­sera lancé dans quelques semaines et comprendra des œuvres de Chopin, Beethoven et Georges Enesco.

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