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Les métastases

GERMANY-SHOOTING-MALL
AFP

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Les cancers métastatiques sont ceux qui sont nés à un endroit de notre corps, mais qui se sont propagés dans d’autres parties de notre corps. Cette semaine, nous avons pu voir à quel point l’État islamique donnait naissance à plusieurs métastases pour lesquelles aucune cure ne semble connue. Dans les dix derniers jours, est-il nécessaire de rappeler qu'il y a un attentat en France, et un autre en Allemagne ?  Encore une fois, des centaines de morts. Des dizaines de blessés graves. Encore une fois le même refrain sirupeux qui ne veut rien dire, sur un air mille fois entendu «pas question d’amalgame, plus d’ouvertuuuuuuure à l’autre».

Alors que ces métastases — les djihadistes — prolifèrent en Occident telle une épidémie, nous ne faisons absolument rien pour tenter de contrôler ces dangereux virus qui se propagent telle une traînée de poudre. Alors que nous devrions commencer à prendre les choses au sérieux et passer au traitement-choc, nous nous contentons encore une fois de phrases creuses et vides de sens. Je me demande à partir de combien de victimes innocentes nos élites se mettront vraiment à réagir adéquatement face à cette furie meurtrière qui prend ses habitudes, devenues pratiquement routinières, dans l’actualité mondiale. On ne se demande plus quand les terroristes frapperont, mais plutôt où et dans quelles circonstances, et on hausse les épaules, se contentant d’attaquer l’armée avec des fleurs. 

Je plaide coupable: lorsque j’ouvre la télé ou mon fil de presse, les attentats ne me surprennent plus, ils sont maintenant aussi habituels à mon oreille que l’est le bulletin météorologique. 

Les noms de villes s’additionnent sur nos fils d’actualité et on se croirait dans une partie de Clue format géant, où l’identité des criminels, l’arme de service et les lieux sont interchangeables: un homme avec une hache en Allemagne, un homme avec un camion à Nice, etc. Qui sait, le prochain sera peut-être un homme avec un hélicoptère à Londres, ou une femme avec une bombe à Montréal. Pourtant, on connaît la cause de ces cancers modernes: l’islam radical, mais on semble se contenter de penser qu’il disparaîtra avec le temps. 

La signature des tueurs, c’est l’État islamique. Pourtant, nous nous contentons d’inventer d’autres motifs pour ne pas nommer le mal: bisexualité, jeunesse difficile, isolement social, mauvaise intégration des nouveaux arrivants et autres balivernes. Continuons à nier, qui sait, il sera peut-être trop tard lorsque nos élites comprendront enfin qu’il y a péril en la demeure.