/news/health
Navigation

Cancer du poumon: une technique de chirurgie d’avant-garde

Un autre atout dans la lutte au cancer du poumon

DM congres chirurgie-01
Photo Daniel Mallard Les médecins spécialistes, présents à l’IUCPQ dans le cadre d’un congrès de chirurgie thoracique qui se déroule à Québec, ont assisté lundi matin à une thoracoscopie pratiquée en direct.

Coup d'oeil sur cet article

L’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (IUCPQ) a profité lundi de la tenue d’un congrès avec plus de 80 chirurgiens des États-Unis et de l’Amérique du Sud pour présenter une technique de chirurgie d’avant-garde pour le traitement du cancer du poumon.
 
Les médecins spécialistes, présents à l’IUCPQ dans le cadre d’un congrès de chirurgie thoracique, ont assisté lundi matin à une thoracoscopie pratiquée en direct par la Dre Paula A. Ugalde.
 
Il s’agit d’une procédure de chirurgie dite minimalement invasive. Elle se fait à l’aide d’une caméra qui examine la cavité thoracique.
 
Alors que la méthode conventionnelle du traitement du cancer du poumon exige une énorme incision sur le côté de la cage, la méthode que la Dre Ugalde tente de propager n’exige qu’une seule petite incision.
 
«Le type de traitement est nouveau. Le problème, c’est qu’en 1990, lorsque des chirurgiens ont pensé à ce type de chirurgie, on n’avait pas une aussi bonne technologie, explique Dre Ugalde. Aujourd’hui, c’est rendu facile.»
 
Le taux de succès est plus que satisfaisant, ajoute-t-elle.
 
«Ce n’est pas trop agressif. La guérison et la récupération sont plus rapides, précise-t-elle. La médication et la technique sont très modernes, le patient se remet en quelques jours.»
 
Exporter sa méthode
 
Bien qu’il s’agisse d’une technique qui fait ses preuves depuis quelques années, celle-ci est pratiquée seulement à l’IUCPQ, à l'Hôpital Général de Montréal et dans un autre établissement d’Ottawa. La Dre Ugalde souhaite que la procédure soit plus répandue.
 
«Changer une pratique demande beaucoup d’énergie et beaucoup d’épreuves médicales pour démontrer que tu peux sortir d’une stratégie pour une autre. Ça nous a pris 20 ans pour croire que les chirurgies minimalement invasives peuvent guérir un cancer du poumon aussi bien que la technique conventionnelle», indique la chirurgienne, quelques instants après l’intervention. 
 
Peu de complications
 
Depuis qu’elle pratique l’intervention à l’Institut, en 2013, la Dre Ugalde n’évoque aucun cas de mortalité reliée à celle-ci. Sur plus de 300 patients traités, les complications ne recensent que quelques infections et problèmes cardiaques.
 
Il s’agit de la deuxième édition du congrès, à l’IUCPQ. Cette année, l’événement a attiré deux fois plus de spécialistes. 

Congrès de chirurgie thoracique de Québec

  • Hôte : Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec
  • Date : 25 au 29 juillet
  • Thème : Innovation et nouvelles technologies pour le traitement du cancer du poumon
  • 80 chirurgiens participants des États-Unis et de l’Amérique du sud

Invités spéciaux :

  • Dr Thomas D’Amico, chirurgien thoracique au Duke Cancer Institute de la Caroline du Nord
  • Dr Benny Weksler, expert en chirurgie de l’œsophage et chirurgien thoracique au University of Tennessee Health Science Center