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Kevin Tremblay demeurera détenu jusqu’à son procès

Kevin Tremblay demeurera détenu jusqu’à son procès
Photo d'archives

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L’homme accusé d’avoir menacé des policiers avec une arme à feu pendant qu’il était barricadé dans une maison de la rue Hemingway à Chicoutimi le 23 juillet dernier devra rester derrière les barreaux d’ici la tenue de son procès.

Le juge de la Cour du Québec Richard P. Daoust a tranché en faveur des arguments de la Couronne, qui jugeait que Kevin Tremblay présentait un risque trop élevé pour être remis en liberté.

Il restera donc incarcéré à la prison de Roberval pour l’instant. La défense espérait que Tremblay puisse suivre une thérapie, même s’il avait échoué lors de deux tentatives précédentes.

Blessé

L’accusé devait connaître son sort lundi, mais il n’a pas pu se présenter puisqu’il était hospitalisé à la suite d’un incident survenu au centre de détention.

Mardi, il s’est présenté dans le box des accusés avec un pansement au pouce de la main gauche et avec un œil tuméfié.

Son avocat, Me Charles Cantin, n’a pas voulu donner de précisions sur ce qui était arrivé à son client. «C’est un incident en détention. On va appeler ça un accident. Je ne suis pas en mesure de traiter de cet élément que vous avez pu observer», s’est-il limité à dire.

Consommation

Lors du prononcé de sa décision, le juge Daoust a rappelé que Tremblay était incapable de contrôler sa consommation, qu’il avait déjà battu sa mère et son ex-conjointe, qu’il avait la mèche courte et qu’il avait même mentionné pendant son témoignage la semaine dernière qu’il n’hésiterait pas à intervenir lors d’un éventuel conflit pendant son incarcération.

Kevin Tremblay fait face à huit chefs d’accusation, notamment de menaces de mort envers des policiers et d’utilisation négligente d’une arme à feu. La date de son enquête préliminaire sera fixée vendredi au palais de justice de Chicoutimi.