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Place à une nouvelle génération d’artisans

Plein Art, le salon des métiers d’art de Québec, bat son plein

Nathalie Rousseau participe à Plein Art, le salon des métiers d’art de Québec, pour la toute première fois, trois ans après avoir fondé l’entreprise «Mlle Rousseau». 
photo jean-françois desgagnés Nathalie Rousseau participe à Plein Art, le salon des métiers d’art de Québec, pour la toute première fois, trois ans après avoir fondé l’entreprise «Mlle Rousseau». 

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Héritiers d’un savoir-faire ancestral, les artisans d’aujourd’hui sont dynamiques, modernes, et surtout, de plus en plus jeunes et nombreux. Femme d’affaires, maman, artiste et entrepreneure à la fois, Nathalie Rousseau participe pour la première fois au salon Plein Art, comme plus de 25 autres jeunes artisans qui s’intègrent à la programmation cette année.

«Depuis deux ans, on constate qu’il y a des artisans beaucoup plus jeunes qui s’inscrivent à Plein Art, qui sortent souvent des écoles ateliers. On sent un renouveau», souligne le directeur général du Conseil des métiers d’art, Martin Thivierge.

C’est le cas de Nathalie Rousseau, qui a fait le pari de fonder l’entreprise «Mlle Rousseau» il y a trois ans, après être restée à la maison pendant dix ans pour s’occuper de ses enfants. Celle qui a baigné dans la couture et la mode depuis toujours fabrique des sacs à main vintage dont le fermoir de métal, est au centre de ses créations.

Est-ce difficile d’être artisan en 2016? «Il y a encore beaucoup d’éducation à faire, répond-elle. On est tellement dans une société de consommation, et on achète beaucoup et on se débarrasse rapidement. Il faut que les gens réalisent qu’on a du fait à la main au Québec et que ce sont des choses uniques.»

L’artisan, aujourd’hui, doit être autant artiste dans l’âme qu’entrepreneur dans la tête pour pouvoir en vivre adéquatement. «On n’a pas le choix. Il faut aller chercher de l’aide, suivre des cours, bien s’entourer. Il faut être conscient que c’est important», affirme Nathalie Rousseau.

«Pour bien s’en sortir, ce sont des gens qui doivent allier deux types de production, soutient Martin Thivierge. Une production dite plus utilitaire, et parallèlement à ça, ils auront une production de pièces plus originales, des pièces de création. Ils apprennent à gérer une business, mais aussi à être des designers.»

Des produits écoresponsables

Martin Thivierge constate également que les salons de métiers d’art attirent aujourd’hui une clientèle beaucoup plus jeune. «Ils sont souvent férus d’objets de design. Et ils sont aussi écoresponsables. Il n’y a pratiquement rien de polluant dans les matériaux utilisés par les artisans et ce sont souvent des produits locaux. Ça correspond aux valeurs des générations plus jeunes.»

L’an passé, Martin Thivierge estime que plus de 170 000 personnes ont visité les chapiteaux de Plein Art, érigés au Vieux-Port de Québec jusqu’au 14 août, et qui abritent plus de 150 exposants. Plus de 50 % des visiteurs sont des gens de la capitale. L’animatrice Annie-Soleil Proteau est la porte-parole pour une 3e année consécutive.