/news/provincial
Navigation

Centre Vidéotron: le départ de Benoît Robert est une mauvaise nouvelle pour Québec, selon l'opposition

Benoît Robert
Photo Didier Debusschère Benoît Robert

Coup d'oeil sur cet article

Le départ de Benoît Robert, qui quitte le Centre Vidéotron, n’a rien de rassurant et est un signe d’instabilité, selon l’opposition à l’hôtel de ville de Québec.

«Il quitte le navire. Ce n’est rien de rassurant pour les citoyens de Québec. Ce n’est pas une bonne nouvelle», a exprimé jeudi la conseillère de Démocratie Québec, Anne Guérette.

Le Journal a révélé jeudi matin que Benoît Robert quittait la direction du Groupe Sports et divertissement, qui gère l’amphithéâtre, pour retourner en Californie. Le PDG de l’entreprise médiatique, Pierre Dion, prend le relais.

Mme Guérette souligne que le maire de Québec, Régis Labeaume, a souvent vanté la feuille de route de Benoît Robert.

«On perd une personne qui avait été identifiée comme la meilleure personne pour ramener la LNH et pour rentabiliser l’amphithéâtre au niveau des spectacles.»

La conseillère s'interroge sur les raisons du départ de M. Robert. Québecor a affirmé qu’il quittait ses fonctions pour aller retrouver sa famille en Californie, mais qu’il continuerait d’occuper le poste de conseiller stratégique auprès de Pierre Dion, pour les questions de sport et de divertissement.

«Est-ce qu’il quitte parce qu’il se rend compte qu’il n’est pas capable de relever le défi? Est-ce que c’est un aveu d’échec? On peut se poser la question. C’est un signe d’instabilité.»

Ce départ survient quelques semaines après le refus de la Ligue nationale de hockey d'accorder une franchise à Québec. Mme Guérette ne croit pas que le retour des Nordiques soit l’affaire d’une seule personne.

«On devrait arrêter d’attacher le retour de la LNH à une seule personne. C’est un ensemble d’éléments et c’est une décision d’affaires qui repose sur un paquet de choses. Que M. Robert soit là ou pas, il y a une décision d’affaires qui va être prise. Il n’y a rien de garanti. La seule chose qui est garantie, c’est que nous sommes responsables des déficits, nous sommes propriétaires de l’infrastructure. Les gens peuvent venir et quitter le navire, il continue d’être le nôtre, dont nous devrons éponger les déficits.»