/lifestyle/family
Navigation

5 lieux historiques à redécouvrir

Coup d'oeil sur cet article

Comme il y a bien plus à Québec que le Château Frontenac et les fortifications, Le Journal vous propose de redécouvrir la capitale à travers cinq lieux historiques.

Les locaux des francs-maçons

Photo Didier Debusschère

Avant de se réunir au 51 rue des Jardins, les membres de la société secrète se voyaient à l’Hôtel Albion, sur la côte du Palais, et à l’Auberge le Chien d’Or. Une salle leur y était d’ailleurs réservée, le Freemason’s Hall.

Puis, les francs-maçons font construire l’actuel bâtiment en 1861. Si les locaux des trois premiers étages ont accueilli nombre de commerces et de bureaux d’avocats au fil du temps, le temple maçonnique est toujours resté au quatrième étage. À l’entrée ont été sculptés les emblèmes des francs-maçons: le compas et l’équerre posée sur un livre.

Le Morrin Centre

Photo Didier Debusschère

À l’emplacement du Morrin Centre se trouvait une redoute royale ayant servi de caserne militaire, de prison et d’entrepôt. Puis, le bâtiment construit en 1712 est démoli en 1808. Lui succède une prison où séjournera entre autres l’écrivain Philippe Aubert de Gaspé.

La prison est vidée en 1867, année où celle conçue par Charles Baillargé sur les plaines d’Abraham ouvre. L’édifice de la rue Cook devient alors le Morrin College, baptisé en l’honneur du médecin qui en a financé la fondation. L’université ferme ses portes en 1903, mais la Literary and Historical Society of Quebec, qui s’y installe à la même époque, y est toujours.

Le tombeau de l’Aiglon

Photo Didier Debusschère

S’il n’a jamais mis les pieds dans la capitale, le fils de Napoléon 1er y a tout de même laissé sa trace. Quelque part dans le cimetière Saint-Charles a été installée une tombe originellement conçue pour François-Charles-Joseph Bonaparte, dit l’Aiglon. L’œuvre, qui n’a jamais servi au roi de Rome, a été rachetée par William Venner, courtier de Saint-Roch, pour la somme de 50 000 $.

À son arrivée à Québec en 1858, le tombeau prend le chemin du cimetière Saint-Charles, inauguré quelques années auparavant. Il se trouve toujours dans le mausolée conçu par l’architecte Charles Baillargé pour la famille d’origine anglaise.

Le Chien d’Or

Photo Didier Debusschère

Le Chien d’Or, qui guette la façade de l’édifice Louis-S.-St-Laurent, a d’abord été apposé à l’entrée de la maison du chirurgien Timothée Roussel, en 1688. On y lit: «Je suis un chien qui ronge l’os / En le rongeant je prend mon repos / Un tems viendra qui n’est pas venu / Que je morderay qui maura mordu».

Chaque fois que la propriété change de mains, et quand le bâtiment actuel est construit dans les années 1870, on prend soin de garder le chien doré. Malgré les histoires de vengeance qui ont été véhiculées pour comprendre la sculpture, il semble que son origine soit plus modeste.

Une œuvre similaire aurait été retrouvée près de la ville natale de Roussel, dans le Languedoc-Roussillon. Il est donc probable que le chirurgien s’en soit inspiré pour son Chien d’Or, dont le quatrain fait écho au décès de son chien, tué par un voisin.

La Maison Jacquet

Photo Didier Debusschère

Le 34 rue Saint-Louis accueille peut-être un restaurant depuis les années 60, mais c’est surtout la plus vieille maison de la capitale. L’édifice blanc et rouge a été construit en 1675 pour le maître couvreur en ardoise François Jacquet dit Langevin. Son annexe à deux étages a quant à elle été érigée de 1818 à 1820.

C’est à cette époque que Philippe Aubert de Gaspé prend possession de la résidence. Le seigneur et avocat se voit alors confier le poste de shérif de Québec. L’auteur du roman Les Anciens Canadiens – auquel le nom du restaurant fait référence – y résidera pendant près de dix ans.