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Patrick Roy quitte l'Avalanche du Colorado

2016 Coors Light Stadium Series - Detroit Red Wings v Colorado Avalanche
Photo AFP Patrick Roy a remis sa démission, jeudi, à l'organisation de l'Avalanche du Colorado.

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La rumeur circulait depuis quelques jours et jeudi après-midi, elle s’est transformée en nouvelle!

Après trois saisons derrière le banc de l’Avalanche du Colorado, campagnes durant lesquelles il se coiffait des chapeaux de vice-président aux opérations hockey et d’entraineur en chef, Patrick Roy a remis sa démission à cette organisation de la Ligue nationale de hockey.

«J’étais en réflexion depuis un mois, un mois et demi. Cet été, j’ai longuement discuté de mon avenir avec les membres de ma famille et des amis proches. La décision a été mûrie. Parfois, quand tu as le nez collé dans la vitre, tu ne vois pas tout. À cette étape de ma vie, c’était la meilleure chose à faire», a mentionné Patrick Roy lors d’un entretien téléphonique.

Dans un communiqué transmis par la firme National, Roy a précisé les différences philosophiques qui l’opposait à son ancien coéquipier et patron Joe Sakic.

Roy a donc jugé préférable de quitter son emploi au Colorado plutôt que d’amorcer la saison les fesses vissées sur un baril de poudre dans son bureau du Pepsi Centre.

«Vrai, l’Avalanche et moi avions une philosophie différente. Pour amener l’équipe à un niveau supérieur, la vision de l’entraineur et vice-président hockey doit être parfaitement aligné avec celle de l’organisation. Plus encore, il doit pouvoir participer aux décisions qui ont une répercussion sur la glace. Actuellement, ces conditions ne sont pas réunies», a mentionné Patrick Roy.

«Je souhaitais toutefois quitter l’organisation en bons termes afin de conserver une bonne relation avec Joe Sakic. Enfin, c’est tough de quitter mes joueurs car je les aimais.»

Quelques frictions

Roy n’a pas ciblé d’événements précis pour expliquer les «différences philosophiques». À l’évidence, les deux hommes n’étaient pas à l’unisson lors de la dernière séance de repêchage à Buffalo et la récente mise sous contrat du Russe Alexander Radulov par le Canadien de Montréal au début de juillet, un contrat d’un an, fut probablement la goutte qui a fait déborder le vase.

Roy avait dirigé Radulov à sa deuxième et dernière campagne dans l’uniforme des Remparts de Québec, saison couronnée par la conquête de la Coupe Mémorial.

«Radulov, c’est un exemple. Tu fais de bonnes déductions!, a ironisé Roy. Cela dit, n’oublions pas que c’est Joe le boss de l’Avalanche!»

Débuts fulgurants

Récipiendaire du trophée Jack Adams à sa saison recrue, Roy avait guidé l’Avalanche vers le 3e rang du classement général de la LNH à l’aide d’une récolte de 112 points et d’une fiche de 52 victoires, 22 revers, 4 défaites en prolongation et autant en fusillade. Sa formation avait toutefois été éliminée dès la première ronde des séries éliminatoires.

La saison suivante, malgré ses 90 points de classement, l’Avalanche s’était contentée du dernier rang de la division Centrale et elle ne s’était pas qualifiée pour les séries.

À sa troisième saison, Roy et le Colorado ont de nouveau été écartés de la valse du printemps, avec une fiche de 39-39-4-0.

Au total, Patrick Roy aura dirigé l’Avalanche pendant 253 parties, dont 246 en saison régulière. Sa fiche fut de 130 victoires, 92 défaites et 24 revers en prolongation et en fusillade. En séries, l’Avalanche s’était inclinée en sept parties face au Wild du Minnesota.

Une année sabbatique

En quittant l’Avalanche du Colorado avant d’amorcer la dernière année de son contrat, Patrick Roy laissera sur la table quelque trois millions $US.

De beaux dollars qui s’ajoutent aux 8 M $US auxquels il avait dit non merci en omettant de disputer la dernière année de son contrat de gardiens de but au sein de la même organisation. Malgré cette générosité, Patrick Roy affirme qu’il ne se cherchera pas d’emploi au cours des prochaines semaines!  «Quels sont mes plans à court terme? Je n’en ai pas! Je vais vivre une journée à la fois. Même si je ne toucherai pas de salaire de l’Avalanche, je suis quand même lié par contrat à cette organisation pour la prochaine saison.

«Je me propose de vivre un hiver bien relaxe et de jouer au golf. Même si je joue mal en tabarnouche actuellement!», a confié Roy qui a usé d’un qualificatif plus musclé pour dépeindre ses problèmes sur les allées et les verts.

«Sérieusement, je n’ai pas pris beaucoup d’années sabbatiques dans ma vie et je profiterai des prochains mois pour décider de ce que je veux faire dans le futur.»