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Duclos et Lightbound accepteraient une invitation de Normandeau

Le ministre Jean-Yves Duclos.
Photo Pierre-Olivier Fortin Le ministre Jean-Yves Duclos.

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Contrairement à l’ensemble des députés de l’Assemblée nationale du Québec, les libéraux fédéraux Joël Lightbound et Jean-Yves Duclos accorderaient une entrevue à l’ex-ministre Nathalie Normandeau, qui sera de retour en ondes en dépit de ses accusations.

«Je n’ai pas tant réfléchi à la question, mais à priori, je ne vois pas pourquoi je n’irais pas», a-t-il répondu. Le député de Louis-Hébert ne voudrait pas manquer d’occasions de s’«adresser à la population».

Le ministre Jean-Yves Duclos.
JEAN-FRANCOIS DESGAGNES/JOURNAL

Son collègue, le ministre Jean-Yves Duclos, va dans le même sens. Le gouvernement Trudeau, explique-t-il, s’efforce d’être «un peu plus proche des médias». Ainsi, «cette ouverture, on espère la maintenir et la maintenir avec Mme Normandeau, et avec les autres journalistes»

Présomption d’innocence

Le député de Québec évoque lui aussi la présomption d’innocence. «Parfois, on aimerait aller plus vite pour aller aux conclusions, mais je pense que la présomption d’innocence doit prévaloir»

Les libéraux de l’Assemblée nationale ne sont manifestement pas du même avis que leurs confrères fédéraux, puisqu’ils ont choisi de se garder une petite gêne envers Mme Normandeau.

Nathalie Normandeau
Le ministre Jean-Yves Duclos.
Photo Simon Clark

C’est que les élus doivent aussi «s’assurer de ne pas affecter le processus judiciaire», explique le ministre Jean-Marc Fournier. Et cette obligation pourrait s’avérer difficile à respecter dans une entrevue avec Mme Normandeau, alors que cette dernière est accusée de fraude, de corruption et d’abus de confiance envers le gouvernement.

Distance du judiciaire

Il ne voit là aucune contradiction. «Je crois que ça se marie avec la présomption d’innocence, ce n’est rien qui va à l’encontre, poursuit le ministre. C’est simplement deux principes qui doivent être réaffirmés : la présomption d’innocence d’une part, et la distance que doivent prendre le législatif et l’exécutif du judiciaire»

La ministre Christine St-Pierre croit donc que «la prudence qui commande de ne pas accorder d’entrevue» à Mme Normandeau. La ministre Julie Boulet en fait de son côté une question de «respect» du processus judiciaire.

Nathalie Normandeau sera de retour à la radio cet automne sur les ondes de BLVD 102,1, bien qu’elle ait été congédiée illico par son ex-employeur, le FM93, après son arrestation en mars dernier. Les deux s’affrontent d’ailleurs devant les tribunaux.

Avec la collaboration de Marc-André Gagnon et de Geneviève Lajoie